2010 , l’année des grands évènements climatiques


2010 , l’année des grands évènements climatiques
Le 12 janvier 2010, la terre tremble en Haïti faisant de nombreuses victimes ainsi que de nombreux réfugiés, puis la mer se déchaine en France avec un raz-de-marée à Nice et une forte tempête en Vendée, suivie par une irruption volcanique en Islande qui paralyse une partie du trafic aérien mondial pendant plusieurs jours. Ces quelques évènements de la planète Terre nous démontrent à quel point l’homme est vulnérable, et entièrement dépendant de celle-ci. Mais dans cet article, nous nous intéresserons plus particulièrement à un phénomène climatique qui touche tous les ans au moins une région de notre globe : l’ouragan. En effet, souvent très destructeur, celui-ci inquiète les scientifiques et fait peur aux populations. Explications.

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Cyclones , Ouragans ou Typhons

Définitions :

Cyclone vient du mot grec kuklos (qui signifie cercle, rond) :

Le cyclone est une perturbation atmosphérique tourbillonnaire, de grande échelle, due à une chute importante de la pression atmosphérique. On le rencontre dans les régions tropicales ; il se caractérise par des pluies diluviennes et des vents très violents (jusqu’à 350 km/h), tournant dans le sens des aiguilles d’une montre (hémisphère sud) ou dans le sens inverse (hémisphère nord) ; les vents les plus violents se rencontrent autour de l’œil, qui est une zone de calme. En fonction de la localisation géographique, la terminologie diffère :

- cyclone dans l’océan Pacifique sud-ouest et nord et l’océan Indien sud-ouest
- ouragan dans l’océan Atlantique nord et l’océan Pacifique nord-est et sud-ouest
- typhon dans l’océan Pacifique nord-ouest
- le cyclone est aussi appelé kamikaze au Japon, badai en Indonésie, willy-willy en Australie et baguio aux Philippines.

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De par leurs localisations par rapport aux tropiques, il en existe trois types :

LE CYCLONE TROPICAL : zone de basses pressions des régions intertropicales, au sein de laquelle se développent des nuages convectifs et autour de laquelle le vent se déplace dans une circulation dite « fermée » en surface, autour d’un centre de rotation. Le cyclone est classé en fonction de l’intensité des vents qu’il génère en dépression tropicale, tempête tropicale et ouragan.

LE CYCLONE SUB-TROPICAL : zone de basses pressions des régions subtropicales (au-delà des tropiques), présentant à l’origine peu de caractéristiques tropicales mais pouvant acquérir certaines de ces caractéristiques

LE CYCLONE EXTRA-TROPICAL : zone de basses pressions issue des régions tropicales (cyclone tropical), perdant peu à peu certaines de ses caractéristiques tropicales en circulant dans les régions tempérées, au-dessus de mers généralement assez froides et dans une circulation générale de secteur ouest. Un cyclone devient extra-tropical lorsqu’il franchit le 40 ou 45°Nord.


Conditions de formation :

Il faut cinq conditions essentielles sans lesquelles il ne peut y avoir de cyclones :

1) Existence d’une zone perturbée,
2) Que cette zone perturbée soit située à plus de 6 ou 7° de l’équateur (pour que la force de Coriolis puisse s’exercer et créer un tourbillon),
3) Température de l’eau > 26 °C sur au moins 50 m de profondeur,
4) Pas de cisaillement de vent dans le profil vertical jusqu’au sommet des nuages,
5) Divergence en altitude (effet cheminée).
Toutes ces conditions sont nécessaires à la formation et au développement d’un cyclone. Si une seule de ces conditions n’est pas remplie, le cyclone ne peut pas se former, et si un cyclone est déjà formé alors il s’affaiblit et peut se désagréger en quelques heures.

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Saison cyclonique 2010 : Atlantique nord

La saison cyclonique sur l’Atlantique s’étend de juin à novembre.
Les premières indications montrent que cette année, la saison cyclonique pourrait être active pour l’Atlantique Nord ; La saison 2009 n’a enregistré que neuf tempêtes tropicales, ce qui en fait une des plus calmes des dix dernières années.

Paramètres qui influent sur les formations cycloniques :

- L’altitude géo potentielle de la surface isobare 500 hPa sur le Nord Atlantique et aussi dans le nord-ouest de l’Amérique du Nord,
- La pression atmosphérique au niveau de la mer sur la zone tropicale et subtropicale de l’océan Pacifique Nord-est,
- La température de surface de la mer dans le nord de l’océan Atlantique,
- L’évolution des températures de surface de la mer près de l’équateur dans le Bassin Pacifique central et oriental qui fournit une indication de la phase La Niña ou el Niño.

Pour la prévision de l’activité cyclonique d’une saison, l’un des indicateurs clé est l’oscillation australe de El Niño qui affecte les températures des eaux de surface dans le Pacifique tropical et à distance, les conditions de l’Atlantique Nord.

Qu’en est-il pour la saison 2010 sur l’Atlantique Nord ?

Les conditions actuelles créent un environnement favorable pour les tempêtes tropicales. En effet, les observations montrent qu’il y a une baisse d’El Niño, ce qui signifie que les eaux de surface dans la Pacifique tropical sont à la baisse. Les prévisions du Met Office montrent que la baisse devrait se poursuivre tout au long de la saison cyclonique.

Prévisions chiffrées:

L a NOAA (National Océanic and Atmospheric Administration)prévoit pour la saison à venir 14 à 23 systèmes nommés, 8 à 14 ouragans, 3 à 7 ouragans de catégorie supérieure à 3, et une activité cyclonique de 155 à 270 % par rapport à la moyenne sur 30 ans.
Pour le Professeur William Gray ( Grand spécialiste Américain des Ouragans ), les prévisions de la saison 2010 sont les suivantes :

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Avec des probabilités d'impact d'un Ouragan Majeur (Cat. 3-4-5) comme suit :

1) Ensemble des côtes Américaines - 76% (en moyenne 52%)
2) Côte Est Américaine (Floride incluse) - 51% (en moyenne 31%)
3) Golfe du Mexique - 50% (en moyenne 28%)
4) On s'attend à un risque élevé dans la Caraïbe: 65% (en moyenne 42%).

Noms des systèmes pour l’année 2010 :

Alex, Bonnie, Colin, Danielle, Earl, Fiona, Gaston, Hermine, Igor, Julia, Karl, Lisa, Matthew, Nicole, Otto, Paula, Richard, Shary, Tomas, Virginie, Walter.

Deux régions déjà très fragilisées

La Louisiane :

La saison des ouragans vient de commencer sur la côte atlantique du continent américain, et les prévisions du National Océanic and Atmospheric Administration ne sont pas rassurantes: Celles-ci sont les plus hautes faites par les météorologues fédéraux américains depuis qu'ils ont commencé à publier des prévisions saisonnières en 1998. Certes, ces prévisions ne se sont pas toujours révélées exactes, mais étant donné ce qui se passe dans la région, elles peuvent être prises au sérieux. Le potentiel pour une catastrophe environnementale et humanitaire semble particulièrement inquiétant cette année.

D'abord, il y a la marée noire dans le golfe. Les scientifiques ne savent pas vraiment si les ouragans vont l’affecter mais cela pourrait pousser plus de pétrole vers les côtes marécageuses déjà fragilisées de la Louisiane et pourrait aussi accélérer le processus de biodégradation. Dans les deux cas, les efforts de nettoyage seraient perturbés.

Une mauvaise saison des ouragans serait aussi une mauvaise nouvelle pour les Etats côtiers du golfe du Mexique qui pâtissent déjà de la baisse de la pêche et des revenus touristiques liée à la marée noire.

Haïti :

Le pays ne s'est pas encore remis du tremblement de terre et est loin d'être prêt pour la saison des ouragans, comme le rapporte le Miami Herald :

1,5 million de sans-abri victimes du séisme vivent sous des tentes dans plus de 1.200 campements à travers le pays. Les routes restent jonchées de débris. Le gouvernement haïtien n'a désigné que deux camps de relocation d'urgence. Et peu de logements de transition résistants aux ouragans ont été construits, les autorités et l'aide internationale se concentrant en priorité sur les problèmes de terrain.

Les quatre ouragans qui ont frappé l'île pendant la saison de 2008 avaient fait plus de 800 morts, détruit 60% des terres agricoles du pays et rendu des villes entières inhabitables. Avec le séisme, le pays est encore moins bien préparé cette année. Le centre national des ouragans des Etats-Unis (NHC) a exprimé cette semaine sa plus grande préoccupation devant l’impact potentiellement dangereux que pourrait avoir sur Haïti la saison cyclonique 2010.Monsieur Bill Read (directeur du NHC)précise que même si beaucoup de cyclones ne prennent pas naissance cette année dans l’Atlantique, « si seulement un ou deux assez forts touchent Haïti où plus d’un million de personnes sont encore dans des abris provisoires, cela serait suffisant pour qualifier la saison de catastrophique. »


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Conclusion :

Juin 2010 : voilà six mois que l’année est commencée et l’homme a déjà subi beaucoup de catastrophes naturelles faisant de nombreuses victimes et dégâts financiers dans un environnement économique mondial très fragilisé.

Malheureusement, encore une fois, les personnes les plus pauvres de notre planète seront encore très affectées par tous ces évènements climatiques car ils n’ont pas les moyens de s’en protéger.

Plutôt que d’attendre un élan de solidarité comme nous en avons connu en 2004 après le Tsunami ou en 2010 après le séisme d’Haïti, pourrions nous faire confiance à l’homme dans sa grande générosité pour mettre à profit tous les moyens financiers et intellectuels dont il dispose, afin d’aider des populations déjà très fragilisées, et à minimiser les conséquences des évènements climatiques à venir ? En effet, nous ne pouvons pas empêcher ses phénomènes météorologiques de se produire mais nous avons la possibilité d’en limiter les dégâts et conséquences. Le GSCF agit déjà avant ces catastrophes humaines en mettant en place des programmes de conseils et de formations des populations afin de les aider à prévenir les risques majeurs des catastrophes naturelles. Alors espérons que comme lui, d’autres associations ou gouvernements s’associeront pour se donner les moyens humains et matériels d’avoir une protection efficace .

Pour le GSCF , Emmanuel BATTE


Sources la meteo ecocitoyenne, ouragans.com , slate.fr , radiomediaantilles.com





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