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Au service de la détresse

Article de presse Paris -Normandie
Le 26 octobre 2014


Sapeur-pompier à Gisors, Gentil De Passos est aussi responsable eurois du Groupe de secours catastrophe français. Il vient en aide aux sinistrés et aux sans-abri. Rencontre.

 

Ils sont là où la nature s’est acharnée sur les hommes. En Haïti en janvier 2010, aux Philippines en novembre 2013 ou encore dans les rues de Paris lors des hivers rigoureux. Reconnaissables à leur uniforme bleu nuit, les pompiers volontaires du Groupe de secours catastrophe français figurent toujours parmi les premiers à arriver sur les lieux des drames pour aider les victimes de tremblements de terre, de typhons, de tsunamis ou d’inondations, et même d’attentats, à travers des opérations humanitaires d’urgence ou s’inscrivant dans la durée.

« AGIR VITE »

Sur le territoire français, cette organisation non gouvernementale s’implique principalement dans des missions à caractère social. Elle est surtout connue pour son engagement en faveur des sans-abri. L’une de ses actions les plus récentes dans ce domaine consiste en la distribution de kits de survie.

Gentil De Passos tient particulièrement à ce projet commencé en 2013. Responsable de l’antenne euroise du GSCF, il a fait partie, le 15 octobre, de la délégation venue présenter le kit devant l’Assemblée nationale. Elle a été reçue par le député Noël Mamère (EELV). « Nous lui avons fait part de notre inquiétude sur le sort des 150 000 personnes qui vivent dans la rue, en France, surtout à l’approche de l’hiver, et nous avons demandé la mise en place d’un groupe de travail sur ce sujet », résume Gentil Dos Passos.

Les gens de la rue, ce sapeur-pompier de 49 ans entré au GSCF en 2009, les connaît bien. Il les côtoie régulièrement lors des maraudes que lui et son équipe effectuent, surtout en hiver, dans les grands centres urbains français.

Pour ceux qu’il a rencontrés, il refuse le cliché « clochard » : « Ils sont dans la rue à la suite d’un divorce, une perte d’emploi... Ils ont envie de s’en sortir, pour peu qu’on leur donne leur chance. Il ne faut pas grand-chose pour les tirer de là : un toit, un travail. Et il faut agir vite, car plus le temps passe, plus grand est le risque de les voir basculer dans l’alcool ou la drogue. Sans compter les dangers habituels auxquels ils sont exposés à vivre ainsi : les agressions, la violence, le froid... », défend celui qui est en service au centre d’incendie et de secours de Gaillon.

Le pompier regorge de bien tristes anecdotes. « Un soir, en hiver, j’étais au centre d’accueil pour SDF d’une association très connue. Pendant toute la soirée, tout s’est bien passé. Les gens venaient par dizaines pour s’abriter du froid. Mais sur le coup de minuit, les responsables les ont tous mis dehors, sous prétexte qu’il ne faisait que - 3 °C, car c’est à partir de - 5 °C qu’ils ont le droit de garder leurs hôtes pour la nuit, sous peine de voir leur association privée de ses subventions ! », dénonce-t-il.

Au plan international, Gentil De Passos a effectué une dizaine de missions pour le compte du GSCF : en Indonésie, au Maroc, à Haïti... Récemment, il est allé secourir des populations en Bosnie, victimes de terribles inondations. « Le plus marquant, c’est de repartir et de laisser là tous ces gens qu’on est venu aider. Car on ne peut pas rester plus d’une semaine en mission, qui est la durée de disponibilité d’un bénévole. Évidemment, au bout d’une semaine, même si on a énormément travaillé et qu’on n’a pas beaucoup dormi ni mangé, on n’a pas résolu tous les problèmes. C’est très frustrant. »

INFOS PRATIQUES

L’antenne euroise du GSCF est basée à Villers-sur-le-Roule. Elle compte 18 adhérents et est animée par Gentil De Passos. Internet www.gscf.fr





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