Contrats aidés : l’ignorance d’un Etat.

Communiqué du Président du GSCF.
Le 4 septembre 2017


Comme de nombreuses structures associatives, le GSCF est touché par les mesures du gouvernement MACRON concernant les emplois aidés.

Je souhaite avouer que le Chef de l’Etat  a raison : les emplois aidés ont rarement des débouchés et sont très précaires.

Pourtant ces contrats aidés protègent les plus vulnérables.

Ils s'inscrivent dans la double volonté maintes fois formulée de la nécessité d'une activité professionnelle et aussi d'une utilité sociale.

Combien de fois n'a-t-on pas entendu qu’il est anormal que des chômeurs qui touchent une indemnisation ne puissent se mettre au service de la collectivité ?

Utilisés le plus souvent par les structures associatives et les collectivités locales, ces contrats viennent fréquemment remplacer des aides ou services à la personne que l’Etat a délaissés, aides aux personnes en difficulté, aides scolaires, soutien aux personnes ayant un handicap, accompagnement des plus fragiles, ….

Des effets immédiats.

En diminuant par milliers le nombre d’emplois aidés, le gouvernement risque d’empêcher de nombreuses personnes d’exercer un emploi et  surtout de replacer des milliers de personnes dans la spirale des aides sociales.

Deuxième effet : en diminuant ces emplois, certaines structures ne pourront plus assurer des aides, soutiens, etc auprès de leurs bénéficiaires.

Pour conclure, à plus ou moins long terme,  ce sont les citoyens qui finiront par en subir les conséquences, soit pas une baisse des services, soit par une hausse de la fiscalité locale.

Posons-nous les bonnes questions !

Si je suis d’accord pour avouer que ces contrats sont précaires, le gouvernement s’est-il posé les bonnes questions ?

Pourquoi les associations et/ou les collectivités locales font-elles appel aux contrats aidés ?

Bien entendu, comme leur nom l’indique ces contrats sont aidés et bénéficient d’une subvention importante de l’Etat.

Ce que nous oublions de dire c’est que ces contrats représentent des milliers de petites mains aux services des autres qui viennent aider, secourir, accompagner, nettoyer,  réaliser  un travail sans bénéfice financier. Des emplois que les structures ne peuvent pas maintenir sans soutien de l’Etat étant donné que la majorité du temps ils ne rapportent rien et sont bien souvent à perte.

Des solutions ?

Ne serait-il pas judicieux de baisser les charges salariales importantes pour les structures d’aide, d’assistance, d’accompagnement,… ?

La baisse des charges salariales permettrait aux associations, structures locales de recruter et de pouvoir maintenir des emplois non précaires au service des autres.
  
 
Thierry VELU 
 
 
 




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