Association humanitaire de sapeurs - pompiers

Ethiopie: la famine et la sécheresse menacent

Publié le 23/06/2017 à 14h


Les habitants du sud-est de l'Ethiopie ont un mot pour décrire la sécheresse qui tue le bétail, assèche les puits et pousse des centaines de milliers de personnes dans des camps: "sima".

Le mot, qui signifie "égalisé", est particulièrement approprié car, disent-ils, la sécheresse frappe aveuglément et n'épargne par un recoin de l'aride Somali, cette région éthiopienne.

A travers tout le pays, 7.8 millions de personnes dépendent de l'aide humanitaire pour rester en vie. Une aide qui s'essouffle dangereusement.

Devenue symbole mondial de la faim et de la pauvreté après la famine de 1984-1985, qui avait tué des centaines de milliers de personnes, l'Ethiopie avait pourtant appris à faire face aux crises humanitaires. Grâce à une croissance économique parmi les plus importantes au monde sur la dernière décennie, le gouvernement avait par exemple dépensé 766 millions de dollars pour lutter contre une des pires sécheresses de ces dernières années, en 2015-2016.

Parallèlement, les efforts sanitaires ont permis de réduire le taux de mortalité infantile et le nombre de victimes du paludisme.

Sauf que cette année, la situation est bien plus sombre. 

La croissance éthiopienne a entre-temps ralenti, alors que l'attention des donateurs internationaux se tournent désormais vers d'autres pays en crise dans la région.

Dans la ville de Warder (sud-est), ravagée par la sécheresse, les centaines de familles déplacées qui peuplent un camp délabré constatent que les distributions de riz et de sucre sont de moins en moins fréquentes. 

"Il n'est pas rare qu'on saute des repas" explique Halimo Halim, une grand-mère vivant avec ses enfants dans un abri fait de bouts de bois et de plastique.

La sécheresse a privé d'eau les chèvres, moutons et ânes. Nombre d'entre eux sont morts et les autres sont si faibles que quand la pluie arrive, elle amène du froid qui les tue aussi.

Environ 465 000 personnes qui ont perdu leur bétail ont dû rejoindre quelque 250 camps pour déplacés dans cette région.

Ces camps sont souvent situés près des points d'eau. Mais à Warder, les puits doivent être surveillés pour s'assurer que les gens purifient l'eau qu'ils y puisent, afin d'éviter de contracter une diarrhée aigüe, dont une épidémie frappe la région. 

Source: challenges




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