Haïti : ne parlons pas de fatalité !


Villeneuve d’Ascq le 18 février 2010 De Thierry VELU

Haïti : ne parlons pas de fatalité !

Un mois après le séisme survenu en Haïti, j’ai souhaité vous faire part de ma profonde tristesse face à cette catastrophe non seulement prévisible mais dont le nombre de morts aurait pu être évité. Encore une fois, il faut malheureusement un drame comme celui-ci pour que les médias, politiques et ONG, s’intéressent à un pays.

Je vous invite à lire ce document pour comprendre pourquoi nous nous battons chaque jour et pourquoi nous avons besoin de vous.

En juin 2008, je publiais dans l’édito de la revue du GSCF le texte suivant :

Je me refuse d'attendre la prochaine catastrophe pour en appeler à la solidarité internationale. C'est en amont, pour prévenir la crise, que nous devons utiliser l'expérience et le savoir-faire des hommes pour être prêts à réagir dans l'urgence. Pour cela, nous développons des projets afin de donner des moyens aux populations afin qu'elles puissent agir et être autonome.

"Si tu donnes un poisson à un homme, il se nourrira une fois. Si tu lui apprends à pêcher, il se nourrira toute sa vie". - Kouang-Tseu (4ème siècle avant JC) En effet, le Département Humanitaire du GSCF a pour objectif de donner des moyens aux associations locales et de les former afin qu’elles puissent venir en aide aux populations sinistrées notamment lors d’une catastrophe naturelle.
Depuis toujours je suis contre l’assistanat mais pour un travail en amont. Comme j’ai l’habitude de le dire : « quand notre Département Urgence intervient, il est trop tard ».

Dans la même lignée, le 8 septembre 2008, j’effectuais un communiqué de presse, intitulé Solidarité ou hypocrisie ?

Voici le communiqué :

Septembre 2004, le GSCF dépêche une équipe en Haïti suite au passage de la tempête Jeanne : sur place, le constat est effroyable. Des milliers de personnes restent sans soin ni eau potable.

Septembre 2008, Haïti est de nouveau envahi par les eaux. Se fut également le cas en 2005,2006 et 2007. Oui, mais en 2008, quelques caméras ont décidé de médiatiser le cyclone.

Pourquoi cette médiatisation s’opère-t-elle cette année sur ce pays en crise oubliée ? La réponse est simple : le cyclone passe par les Etats-Unis et chacun retient son souffle pour la Nouvelle Orléans, les images de Katrina restent en mémoire. Pendant ce temps, en Inde, des milliers de personnes vivent les pires inondations de leur histoire et meurent en silence.

Chut…
Suite à ces drames, certains pays industrialisés n’hésitent pas à offrir leur aide et à débloquer des fonds.
Si ce geste, lui aussi emparé par les médias, paraît noble et généreux, il n’en demeure pas moins doté d’une véritable hypocrisie. 500 morts sont annoncés ; ce chiffre doublera voire triplera dans les prochains jours. Arrêtons d’offrir des millions pour faire oublier ces drames après avoir compté les morts.

Dans quelques jours, Haïti sera de nouveau oublié…jusqu’en septembre 2009 !

Des solutions existent même si l’insécurité et l’instabilité politique du pays sont des facteurs à ne pas négliger.

Pourquoi des inondations régulières ?

La déforestation massive constitue un effet aggravant lors de glissements de terrain et d’inondations qui surviennent régulièrement dans la région des Gonaives. La seconde cause des désastres aux Gonaives réside dans la situation géographique. En effet, la ville est le point d’aboutissement d’un bassin versant. Tous les cours d’eau convergent vers les Gonaives et le point le plus élevé de la ville se situe à deux mètres au-dessus du niveau de la mer.

Des solutions en urgence :

- Une reforestation massive
- La mise en place d’un système d’alerte aux tornades
- La formation d’ONG locales avec mise à disposition de matériel de secours

Ces trois solutions peu onéreuses, et accessibles aux pays industrialisés, pourraient éviter de nombreux drames humains.

A l’année prochaine…

Thierry VELU
Président-Fondateur du GSCF

Suite à ce communiqué, un rapport d’analyse des risques naturels en Haïti était établi en octobre 2008.

Ce rapport évoquait les problèmes liés aux cyclones et mentionnait également les risques sismiques (page18).

Texte :

Tremblement de terre

Tous les siècles, un tremblement de terre destructeur touche l’île d’Hispaniola, historiquement, les plus marquants demeurent ceux de 1751 à Port au Prince et de 1842 à Cap Haïtien.

Cela est du à la présence de failles sismogènes sur la presqu’île du Sud et en marge Nord d’Haïti, celles-ci pouvant produire des séismes d’une magnitude allant jusqu’à 7,5 ou 8 sur l’échelle ouverte de Richter. Le tout étant corrélé à l’activité relative des plaques Caraïbe et Nord Américaines
Nos appels aux dons effectués en 2008 et 2009 pour nos différents projets, notamment pour Haïti, sont restés vains.

Ce séisme survenu en Haïti ne pouvait être évité mais nous aurions pu en limiter les conséquences en préparant des ONG locales à faire face à un tel drame et ainsi permettre de sauver des vies dès les toutes premières heures de la catastrophe.

Nous continuerons notre combat dans l’espoir un jour d’être écoutés et entendus.

Thierry VELU
Président Fondateur du GSCF



Contactez-nous

GSCF
BP 80 222
59654 Villeneuve d'Ascq Cedex


Tél : 04 67 55 84 28 

Formulaire de contact

Foire aux questions !

Offres d'emploi