Japon : Article Nord Eclair le 12 mars 2011


Hier, les pompiers bénévoles du Groupe de secours catastrophe français étaient en état d’alerte en prévision d’un départ pour le Japon. Thierry Velu, le président, attend plus d’infos pour savoir si leur intervention sera nécessaire.

Quelles informations avez-vous du Japon ? >>

Celles que tout le monde peut suivre grâce aux médias. Nous n’avons pas de correspondant là-bas, comme c’est le cas en Indonésie où l’état d’alerte au tsunami a été levé. Nous nous informons aussi via les réseaux sociaux.

Quand prendrez-vous la décision de partir ou non ? >>

Demain (aujourd’hui, ndlr). Nous attendons davantage d’informations pour voir si notre intervention sera nécessaire là-bas. Le Japon est un pays extrêmement développé au niveau des secours. Il n’a pas encore demandé l’aide internationale. De plus, les Japonais eux-mêmes n’ont pas encore le recul sur la situation à l’heure actuelle puisque le séisme et le tsunami sont arrivés en milieu de journée.

Pour quel genre de mission partiriez- vous ? >>

Sur de la recherche de victimes. Malheureusement, avec un tsunami, il y a peu d’espoir de retrouver des survivants, contrairement à des écroulements de bâtiment. L’eau a tout recouvert... Mais nous emmènerons tout de même du matériel d’écoute et des caméras pour explorer des éventuelles cavités.


Comme en Haïti ? >>

La situation est très différente. Déjà parce que Haïti est loin d’être à la pointe en matière de construction antisismique et de secours comme le Japon où tout est encadré.

Si la catastrophe s’était à nouveau déroulée en Haïti, en Indonésie ou aux Philippines, nous n’aurions pas hésité une seule minute car ce sont des pays qui ont besoin d’aide aux secours. Ce n’est pas le cas du Japon.

Nous réfléchissons d’autant plus qu’une intervention nous coûte en moyenne 15 000 €.


Le GSCF a-t-il déjà eu affaire à un séisme d’une telle magnitude (8,9) ? >>

Oui. Mais en Haïti, même si la magnitude était moins forte, les dégâts ont été beaucoup plus importants en 2010 qu’au Japon aujourd’hui.

De telles catastrophes sont malheureusement de plus en plus fréquentes.


PROPOS RECUEILLIS PAR JUSTINE FAIDERBE

Comme à chaque catastrophe, le Groupe de secours catastrophe français lance un appel aux dons pour le fonctionnement de l’ONG. GSCF, BP 82122, 59654 Villeneuve d’Ascq. www.gscf.fr
Japon : Article Nord Eclair le 12 mars 2011



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