L’eau, un enjeu vital

L’eau représente un enjeu vital pour les populations puisqu’elle est indispensable à toutes les activités humaines : alimentation en eau potable, usages domestiques, agricoles et industriels.

Ces besoins ne peuvent être satisfaits que si l’eau est présente en quantité suffisante et de bonne qualité.


L’eau, un enjeu vital
Une répartition inégale

Près de 70% de la surface de la Terre est recouverte par de l’eau mais l’eau douce ne représente que 2,6% des réserves, et seules 1% sont réellement utilisables et accessibles par l’homme (nappes, rivières, lacs…). De plus, ces réserves utilisables sont naturellement réparties de manière très inégale sur la planète puisque leur présence est liée au contexte climatique d’une région (pluviométrie, températures) mais également à son contexte géologique (présence ou non de grands réservoirs géologiques capables d’infiltrer et de stocker l’eau).

Ainsi, sur la planète ce sont neuf pays* qui se partagent 60% des réserves d’eau douce mondiales renouvelables, les autres pays se partagent les 40 % restant. Près de 80 pays souffrent d’une pénurie d’eau et certains n’ont quasiment aucune ressource. On estime que près d’un milliard et demi de personnes n’ont pas accès à l’eau potable.

Cette disparité nécessite une protection et une gestion optimale des ressources existantes mais les phénomènes de sécheresses, d’inondations, et la dégradation de la qualité des eaux de surface et des eaux souterraines menacent de plus en plus les populations exposées.

L’eau, un enjeu vital
Problèmes de quantité

Le manque ou l’excès d’eau dans une région sont dommageables pour les populations. Même si les sécheresses ou les inondations sont des phénomènes naturels, leurs conséquences sont souvent désastreuses et peuvent être aggravées par les activités humaines elles-mêmes (développement dans les zones inondables, déforestation, surexploitation des ressources…).

La sécheresse se caractérise par un assèchement des sols, des cours d’eau et des lacs, et par l’abaissement du niveau des nappes d’eaux souterraines sur une période suffisamment longue pour qu’elle ait un impact significatif. Les réserves en eau s’épuisent et ne permettent plus de satisfaire les besoins des populations : les cultures ne peuvent plus être irriguées et l’accès à l’eau devient difficile. Les épisodes de sécheresses peuvent être ponctuels et uniquement lié à des évènements climatiques exceptionnels, ou bien permanents comme dans les régions désertiques. Elles peuvent détruire les récoltes, le bétail, et être un facteur de famine. Un manque d’eau permanent peu également freiner le développement d’un pays.

De même que pour les sécheresses, une trop grande quantité d’eau peut également être dommageable. Pour certaines régions du globe comme l’Inde ou l’Egypte, les périodes d’inondations sont primordiales puisqu’elles permettent de reconstituer les réserves en eau, de fertiliser les sols et d’irriguer les cultures. Mais pour les régions qui ne sont pas habituées ou pas préparées à ces phénomènes, les épisodes pluvieux trop importants font souvent beaucoup de victimes, de dégâts matériels dans les zones submergées (destruction de bâtiments, infrastructures, réseaux de communication…) et ont un impact sanitaire fort (eaux polluées et contaminées). Tous les pays peuvent être touchés, à l’image de l’Australie, du Brésil ou des Philippines dernièrement. La France n’est pas épargnée, comme récemment en 2010 dans le département du Var ou suite à la tempête Xynthia.

Les dégâts seront d’autant plus importants dans les zones déjà fragilisées, comme les inondations qui ont touché Haïti en mars 2010, deux mois après le tremblement de terre qui avait ravagé le pays.


Problèmes de qualité

L’eau est dite « potable » lorsqu’elle peut être consommée sans risques pour la santé. Il existe de nombreux facteurs qui peuvent rendre une eau impropre à la consommation, comme la présence de substances toxiques (arsenic, cadmium…) ou d’éléments pathogènes (bactéries, virus, champignons). Les sources de pollutions sont nombreuses : pollutions naturelles, accidentelles, induites par les activités humaines...

Les nappes d’eaux souterraines profondes sont souvent bien isolées vis-à-vis des infiltrations de surface et peu polluées par les activités humaines, mais elles peuvent contenir naturellement des éléments toxiques du fait d’un contact prolongé avec certains minéraux. De plus, leur accès reste difficile car il nécessite la création d’ouvrages profonds (forages ou puits) et leur exploitation nécessite une gestion contrôlée (le renouvellement en eau de ces ressources est souvent très lent, et ne permet pas de compenser les volumes prélevés). Ces contraintes conduisent généralement les populations les plus pauvres à prélever l’eau dans les nappes de surface, voire directement dans les cours d’eau mais ces ressources sont très vulnérables et souvent contaminées.

On pense souvent aux pollutions liées aux activités humaines mais il existe également des eaux « naturellement polluées ». En effet, les eaux souterraines s’enrichissent en minéraux et en oligoéléments lors de leur parcours à travers les terrains géologiques, leur composition chimique dépend donc essentiellement des roches à travers lesquelles elles se sont infiltrées. Certaines roches sont constituées d’éléments tels que l’arsenic, le plomb, le sélénium, le fluor, le mercure... qui sont toxiques pour l’homme lorsqu’ils sont consommés en trop grande quantité. Dans les régions volcaniques par exemple, il est fréquent que l’eau des nappes présente des teneurs arsenic naturellement très élevées et qui peuvent dépasser largement les normes de potabilités fixées par l’Organisation Mondiale de la Santé, c’est le cas par exemple au Bangladesh ou en Chine. La consommation régulière d’une telle eau n’est pas sans conséquences sur la santé puisqu’elle provoque des lésions cutanées et des cancers.
On recense également des pollutions par le fluor (Sénégal, Kenya…) qui sont à l’origine de fluoroses. Les moyens de traitement de l’eau sont chers et peu accessibles aux populations les plus pauvres.


L’eau, un enjeu vital
Source d’eau ferrugineuse en Auvergne. Naturellement très riche en fer, arsenic, gaz carbonique…

Les pollutions liées aux activités humaines concernent essentiellement les rejets domestiques, agricoles et industriels. Une pollution des eaux peut également résulter de facteurs extérieurs comme les catastrophes naturelles.

Après une catastrophe naturelle, l’urgence est de pouvoir rétablir un accès à l’eau potable dans les zones sinistrées pour éviter les épidémies. Le risque sanitaire est très élevé à cause des contaminations bactériologiques, à l’image d’Haïti qui fait face à une épidémie de choléra depuis le mois d’octobre. L’eau nécessite alors un traitement adapté, pour cela le GSCF utilise les dispositifs WATA qui permettent de chlorer l’eau pour en éliminer les éléments pathogènes.


* États-Unis, Canada, Russie, Chine, Brésil, Indonésie, Inde, Colombie, Pérou.


Sources : Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), Société Publique de Gestion de l’Eau (SPGE).

Caroline Dubost, pour le GSCF



Contactez-nous

GSCF
BP 80 222
59654 Villeneuve d'Ascq Cedex


Tél : 04 67 55 84 28 

Formulaire de contact

Foire aux questions !

Offres d'emploi