La détection satellitaire des séismes serait désormais possible


Lancer une vingtaine de satellites de surveillance chargés de détecter l’imminence d’un tremblement de terre en se fondant sur des modifications de l’ionosphère. C’est le projet, controversé, de la Surrey Satellite Technology Limited. Selon la société le réseau pourrait être déployé d’ici deux ans.

Le principe repose sur une théorie selon laquelle les forces de contraintes générées avant un seisme induisent la création d’une charge positive qui attire les ions négatifs de l’ionosphère vers la surface, ce qui crée une brèche dans la structure de l’atmosphère. Cette brèche serait repérable en analysant les déviations d’un signal envoyé depuis le satellite à travers l’ionosphère.

Les scientifiques à l’origine de ce projet, dont un chercheur de la NASA, expliquent que les roches souterraines, qui ont été soumises à une forte pression et à une chaleur intense, contiennent des cristaux conducteurs d’électricité ainsi que des sous-produits de l’oxygène.

A l’approche d’un séisme la pression augmente et déclenche des réactions chimiques modifiant les molécules d’oxygène, une action qui crée un champ électrique chargé positivement. Ce dernier rayonne à la surface de la Terre et pourrait également être détecté par des caméras infrarouges embarquées à bord des satellites.

Plusieurs géologues affichent leur scepticisme devant ce projet. Ils soulignent notamment le fait qu’aucune référence ne vient étayer cette hypothèse de champ magnétique. Mais cette situation pourrait bien changer rapidement avec l’annonce de la publication attendue, par un chercheur de l’Institut George Mason, d’un article décrivant la présence d’une activité électromagnétique anormale au-dessus de la province du Sichuan, en Chine, dix jours avant le tremblement de Terre du 12 mai 2008.

Source: Cybersciences



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