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La mission du GSCF débarque en Haïti : le choc thermique, mais pas seulement

EN DIRECT D'HAÏTI (1) | Après un voyage de près de 24 heures, Thierry Velu, président du Groupe de secours catastrophe français et pompier à Étaples, est arrivé à Port-au-Prince avec trois autres bénévoles, pour une mission humanitaire. Nous les suivons toute la semaine à travers ce pays encore ravagé par le séisme de janvier 2010.


La mission du GSCF débarque en Haïti : le choc thermique, mais pas seulement
Il est 18 h 20, mercredi. L'avion atterrit sur la piste reconstruite de l'aéroport international Toussaint-Louverture. À la descente, c'est d'abord le choc thermique qui vous saisit : 35° à l'ombre... c'est confirmé, on est loin du Nord-Pas-de-Calais. « À partir de maintenant, on va rentrer dans un autre monde », prévient Thierry Velu. Première épreuve : la douane. « La dernière fois, ils nous ont forcés à ouvrir plusieurs cartons et il a fallu élever la voix. » Dans ce pays où les services publics sont en ruines, les royalties font partie de la coutume. Cette fois, miraculeusement, les 14 cartons remplis de matériel sanitaire passent comme une lettre à la poste. À la sortie, les membres du GSCF sont accueillis par leurs partenaires de l'Organisation des jeunes unis (OJU). Dans la cohue générale, le matériel est encordé à l'arrière d'un pick-up.

Deux bénévoles haïtiens se juchent sur ce butin pour le surveiller le temps du transfert jusqu'au local de l'ONU, à la sortie de la métropole.

Après le choc thermique, c'est le choc des cultures. Les deux voitures entament leur slalom dans la jungle des grands boulevards, dans un nuage de poussière et de pots d'échappement. Les routes sont bondées de véhicules bigarrés qui sursautent au gré des crevasses. Les trottoirs ne sont qu'une succession de vendeurs ambulants : « Ce sont des familles qui n'ont pas d'autre boulot », précise Thierry Velu. On double des taxis surchargés, des réparateurs de motos, des marchands de meubles « à la sauvette »... et même une vieille voiture de pompiers toujours immatriculée dans les Yvelines ! Au bord des routes, plusieurs bâtiments sont encore à terre et, même si les chantiers sont nombreux, ça ne suffit pas à vider les camps qui s'étendent à perte de vue derrière les murs. Port-au-Prince s'enfonce maintenant dans l'obscurité. Dans les rues, l'électricité est suspendue à de rares groupes électrogènes. Les piétons ne sont plus que des ombres qui traversent les rues en courant devant les voitures sans phares. Il est 20 heures. Le convoi atteint enfin le local de l'association. Il a fallu plus d'une heure pour parcourir une quinzaine de kilomètres. Demain, la mission pourra vraiment commencer. •

Groupe de secours catastrophe français - BP 80222 - 59654 Villeneuve-d'Ascq - www.gscf.fr

La Voix Du Nord
PAR SYLVAIN DELAGE






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