Le GSCF investit dans 5 drones pour l'appuyer lors de ses missions

Publié le 07/08/2017


Le Groupe de Secours Catastrophe Français (GSCF), emmené par le pompier étaplois Thierry VELU, propose depuis quelques semaines 5 drones pour des missions liées de près ou de loin au secourisme.

En septembre, il prendra même possession de son nouveau local (1), dans le Gard, touché de manière chronique par les incendies et les inondations.

La peur du feu, des fumées, des produits toxiques, des explosions? Le drone ne connaît pas. Et comme la technologie en la matière se développe, Thierry VELU, responsable du GSCF, pense qu'ils sont "l'avenir" du secourisme.

A tel point que des milliers d'euros ont été investis par la structure depuis 2 ans pour faire l'acquisition de cinq drones, tous leurs accessoires et des formations professionnelles de pilotage.

"C'est utile dans plein de domaines" , soutient le pompier, en poste à la caserne  d'Etaples. "Par exemple pour la recherche de victimes: lors d'inondations, les drones vont servir d'appui visuel aux secours postés au sol pour cartographier les dégâts et localiser les victimes. Idem pour le secours en mer ou l'exploration d'endroits inaccessibles. Certains drones peuvent être envoyés dans des espaces clos, difficiles d'accès, dangereux."

Les drones peuvent également intervenir après de vastes incendies de forêt ou une pollution marine afin de connaître l'étendue réelle des dégâts.

 

Parachute et caméra thermique

Le GSCF a investi dans 5 drones de tailles différentes. Le plus puissant est équipé d'un parachute, d'une caméra thermique et est capable de voler jusqu'à 150 mètres d'altitude et un kilomètre de distance de son pilote.  Tous peuvent être reliés à un écran de contrôle (outre celui dédié au pilote) qui permet de visualiser le vol. 

"C'est beaucoup moins cher que de faire déplacer un hélicoptère et cela permet  aux secours de visualiser des endroits inaccessibles" , insiste Thierry VELU. 

Pour autant , les engins ont leurs inconvénients: ils craignent les volatiles, le vent et ne peuvent décoller sans autorisation de vol, lesquelles ne sont de surcroît pas aisées à obtenir. 

"Nos drones sont tout sauf des jouets, il faut des professionnels qui sachent commander et savent également parler le langage des pompiers pour donner les bonnes informations au poste de contrôle" poursuit Thierry VELU.

Pour l'instant, et même s'il est intervenu en Haïti, au Maroc et en Roumanie en 2016 et 2017, le GSCF commence "tout juste" son activité drones. 

Le groupe n'a donc pas encore pu faire voler ses drones lors d'une catastrophe ou en prévention. Mais en septembre, le groupe va commencer sa tournée des centres départementaux de sapeurs-pompiers de France, en débutant par le Gard.

(1) ERRATUM: ce local est en cours de négociation.
 

Source: la voix du nord




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