Association humanitaire de sapeurs - pompiers

Pollution: Indiens et Pakistanais suffoquent dans un épais brouillard

Publié le 08/11/2017 à 17h40


De New Delhi en Inde à Lahore au Pakistan, des dizaines de millions de personnes suffoquaient ce mercredi dans un épais brouillard polluant ayant recouvert le nord du sous-continent indien, un danger récurrent pour la santé publique.

Le toxique rideau gris tombé sur cette région de plaines met en question la durabilité des modes de vie humains dans des zones aussi peuplées. 

Cette atmosphère invivable résultait d'une conjonction de brûlis agricoles et d'émissions urbaines et industrielles. Pour ne rien arranger, les conditions météorologiques (vent faible, arrivée du froid, humidité) empêchaient la dissipation des polluants.

Mercredi après-midi, une brume lumineuse emprisonnait l'étendue urbaine de New Delhi: l'air était sensiblement lourd à respirer, d'une toxicité équivalente à deux paquets de cigarettes par jour d'après les experts.

Face à l'urgence, les autorités locales ont décrété la fermeture de tous les établissements scolaires pour le reste de la semaine. Cinq millions d'écoliers resteront chez eux jusqu'à dimanche au moins.

Dans les rues de cette mégapole d'une vingtaine de millions d'habitants, certains piétons se protégeaient vainement de cet air toxique en se nouant un vêtement ou un chiffon sur le visage. 

Hospitalisations massives, entreprises fermées, avions annulés, horaires décalés dans les écoles: de l'autre côté, au Pakistan, Lahore était également piégée dans ce brouillard polluant. 

En Inde aussi bien qu'au Pakistan, les concentrations de particules en suspension pulvérisaient les plafonds recommandés pour la santé. Ainsi, vers 16h00 heure locale  (7h30 GMT), le compteur  de l'ambassade américaine de New Delhi affichait un niveau démentiel de particules ultra-fines à 1010 microgrammes par mètre cube d'air.

Les épisodes de "smog" sont récurrents en automne et en hiver à New Delhi que l'OMS a classé en 2014 comme ville la plus polluée du monde. 

Le froid et l'absence de vent plaquent au sol les émissions polluantes des véhicules, usines et centrales, les empêchant de se disperser. Ces particules en suspension accentuent les risques de maladie cardio-vasculaires et de cancer des poumons.

Source: le point




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