Projet de développement en Indonésie


Projet de développement en Indonésie
Préambule

L'établissement d’un partenariat entre le GSCF et les secours de pays à risques en termes d'aléas naturels et/ou en voie de développement est au coeur des activités d'assistance technique, de prévention et de formation du Département Humanitaire du GSCF.

C'est en amont, pour prévenir la crise, que nous devons utiliser l'expérience et le savoir faire des hommes pour être prêts à réagir dans l'urgence. Pour cela, le GSCF développe des projets afin de donner des moyens aux populations pour qu'elles puissent agir et être autonomes.

La première mission se déroulera du 03 au 10 septembre 2010 ; elle permettra de compléter le dossier et de dresser un programme pour les années à venir.


Projet de développement en Indonésie
Projet

Suite à l'intervention effectuée en octobre 2009, le GSCF a reçu une demande des SAR de PALAMBANG.

Les Search and Rescue (SAR) assurent les secours lors de catastrophes en Indonésie.


La 1ère mission consistera à :

-Acheminement de matériel conformément à la demande des SAR
-Formation à l’utilisation du matériel
-Etude sur les moyens à mettre en place concernant l’aide psychologique aux enfants après une catastrophe de grande ampleur.
-Mise en place d’un partenariat avec les SAR (Search and Rescue)

Le partenariat se divisera en trois axes :
-Accueil des équipes de secours
-Mise en place d’un programme de prévention des risques
-Mise en place d’un programme de soutien

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Pourquoi l’Indonésie ?

L'Indonésie est l’un des pays les plus exposés aux risques naturels, inondations, séismes.
A ce jour, le GSCF est déjà intervenu à quatre reprises en Indonésie.

-Séisme en Indonésie (octobre 2009)
-Séisme en Indonésie (mai 2006)
-Séisme en Indonésie île de Nias (mars 2005)
-Tsunami en Indonésie (décembre 2004)

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L'Indonésie, territoire à très hauts risques

L'Indonésie, avec la Chine, l'Inde et les USA, est sans aucun doute un des pays les plus exposés aux risques naturels. En effet, à part les avalanches, l'archipel est exposé à tous les risques naturels existants. Si l'on rajoute à cela une désorganisation généralisée, l'Indonésie (4ème État le plus peuplé du monde) est un véritable archipel du danger dont les habitants ont acquis une véritable « culture du danger ».

Régulièrement, l'archipel indonésien, peuplé de plus de 220 millions d'habitants éparpillés sur quelque 17 000 îles disséminées dans un gigantesque quadrilatère (5 000 km de longueur pour 2000 km de largeur), fait la une des médias pour une nouvelle tragédie. L'un de ces plus «célèbres » drames demeure le tsunami de 2004 et ses 180 000 victimes. Sans atteindre le paroxysme de 2004, l'an 2007 a été riche en cataclysmes et accidents en tout genre.

En janvier, des pluies torrentielles inondent le nord de Sumatra, faisant plus de 400 000 déplacés et une centaine de victimes emportées par les eaux ou ensevelies sous les coulées de boue. Le mois suivant, Djakarta, la capitale de 10 millions d'habitants, est inondée. Les trois quarts de l'agglomération sont sous les eaux, quarante-huit personnes meurent. Au large, un ferry sombre, engloutissant une centaine de passagers. En mars, un Boeing s'écrase sur le tarmac de Yogyakarta. Quarante-neuf victimes. Au fil des mois les habituels séismes, éruptions, raz-de-marée de l'archipel s'enchaînent, se déchaînent. Durant l'été 2007, un décès dû au virus aviaire H5N1 est enregistré à Bali. L'île phare du tourisme tremble à nouveau pour son industrie. Au même moment, Sumatra et le Kalimantan (ex-Bornéo) sont sous le « haze », les fumées engendrées par les feux de forêts de la saison sèche. À nouveau, celles-ci s'étendent jusqu'à la frontière thaïlandaise. Le 12 septembre, un violent séisme (8,4 sur l'échelle ouverte de Richter) frappe le sud-est de Sumatra, et pas moins de quatre-vingt-quatre contre-chocs sont enregistrés en vingt-quatre heures. Une alerte au tsunami est lancée. Caprice imprévisible de la nature, les mouvements tectoniques ne généreront qu'une vague de trois mètres. En novembre, l'Anak Krakatau et le Kelud, deux volcans réputés pour leurs éruptions meurtrières, se réveillent.

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Un bilan impressionnant. Mais 2007 reste une année de catastrophes ordinaires imputables en grande partie à la géophysique locale. L'archipel indonésien se situe sur « l'arc de feu », une longue chaîne de volcans remontant l'océan Pacifique jusqu'au Japon. L'Indonésie compte 149 volcans actifs dont le Mérapi, le Bromo et le Krakatoa. Il est naturel que les éruptions se succèdent à un rythme soutenu, tout autant que les séismes et raz-de-marée. De même, les inondations sont le corollaire des moussons tropicales. En revanche et là, ce n'est plus tout à fait naturel, les effets dévastateurs prennent une ampleur alarmante. Le tsunami du 23 décembre 2004 en est un exemple frappant. Si les sismographes ont enregistré la secousse majeure, aucun réseau de prévention n'était en place. Quelques scientifiques ont bien sonné l'alarme mais, sans relais, et surtout en l'absence d'autorités connaissant réellement le phénomène des tsunamis, l'alerte est restée vaine. Depuis, les choses ont évolué, et le séisme du 12 septembre a donné lieu à quatre alertes successives. Instinctivement, les riverains des mers du Sud ont gagné les hauteurs, la mémoire du tsunami 2004 demeurant vive.
Par pure chance, ce violent séisme n'a fait que de rares victimes et relativement peu de dégâts matériels. Jusuf Kella, le vice-président indonésien qui s'était rendu sur place, a exprimé son soulagement : « Nous attendions des destructions massives. Nous sommes soulagés de constater que les dégâts ne sont pas aussi importants que nous pensions. » Depuis, la vie a repris son cours, du moins pour ceux qui ont été épargnés. Car si l'archipel indonésien est géologiquement instable, il l'est également au niveau des secours, des normes de sécurité, des aides à la reconstruction et autres services. Sur la chaotique « transsumatranaise » qu'est l'axe principal de Sumatra, l'on apprend que, « because of the earthquake » (« à cause du séisme »), la route est en mauvais état ! Le tremblement de terre incriminé est celui de 2004. L'axe routier principal de Sumatra est si défoncé que les voyageurs n'en réchappent pas sans dos en capilotade.

À Bukit Lawang, localité perdue au nord de Sumatra, une coulée de boue a emporté un village installé au bord d'une rivière, en 2003. Un drame local où ont péri 130 personnes. La tragédie aurait pu être évitée car la coulée de boue était consécutive à un glissement de terrain ayant barré la rivière en amont. Et ce glissement de terrain résultait de coupes de bois illégales au coeur du parc national du mont Leuser. Le barrage « naturel » constitué de grumes et de débris a tenu le temps qu'il a tenu. Depuis, un village neuf a été reconstruit à bonne distance de la rivière mais, en 2007, seule la moitié des relogés disposait d'une adduction d'eau. Les enfants ont découvert une nouvelle occupation : la corvée d'eau. Paradoxalement, les habitants de Bukit Lawang sont chanceux : cette localité est un haut lieu du tourisme sumatranais où l'on vient découvrir les orangs-outangs. Une manne extérieure régulière qui permet de relever la tête. Ironie du sort : le déplacement de Bukit Lawang, imprudemment niché dans un coude de la rivière Bahorok, était programmé de longue date.

Djakarta, l'ancienne Batavia de la colonie hollandaise, n'est guère mieux lotie. Pas moins de treize rivières traversent la capitale indonésienne fondée sur un marécage. Pis : 40 % de son territoire se situe en dessous du niveau de la mer. Une cité a priori prédestinée aux inondations. Mais faire ce constat revient à oublier le génie hollandais pour la poldérisation. En 1930, les Néerlandais achevaient de creuser l'unique grand canal de régulation. Depuis, les choses sont restées en l'état - ou presque, dans la mesure où, à partir des années 1970, les administrations successives évoquent régulièrement la nécessité d'aménager un second canal. Une exigence d'autant plus pressante que la population a décuplé depuis les années 1930 avec, pour corollaire, une extension urbaine anarchique qui n'a guère pris en compte les réalités physiques du site.

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Après chaque inondation, comme en 2002 et 2007, l'urgence des travaux est invoquée d'urgence ! Aux dernières nouvelles, la municipalité aurait acquis 70 % des terrains nécessaires à l'aménagement du si attendu « canal oriental ».

En juin 2008, alors qu'un raz-de-marée lié à un cycle cosmique de 18,6 ans était annoncé par la Banque mondiale, la municipalité invitait la population à se préparer par elle-même à d'éventuelles inondations. Ainsi en va-t-il en Indonésie où la désorganisation, le manque de moyens, le laisser-aller et le laisser-faire, amplifient des événements naturels.

Face aux incidents, accidents et cataclysmes à répétition, une « culture du danger » s'est développée. Les habitants prennent des risques inconsidérés en toute conscience. Lors du réveil des volcans Kelud et Anak Krakatau, par exemple, les fermiers des pentes fertiles des volcans ont bien reçu l'ordre d'évacuer. Mais, comme toujours, nombre d'entre eux ont rechigné : « Qui va prendre soin des bêtes ? Qui va s'occuper des terres ? Qui va surveiller les habitations ? » Beaucoup ont refusé de se mettre en lieu sûr et ont invoqué des rites et croyances pour les protéger des fureurs du gunung, le volcan. Sur les pentes du mont Kelud, des autochtones affirment que s'ils éteignent les lumières dans leurs demeures et se montrent discrets, humbles et circonspects, la colère du volcan s'apaisera d'elle-même !

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Le 30 septembre 2009, un séisme frappe la ville indonésienne de Padang, sur l'île de Sumatra.
Suite au bilan élevé du nombre de disparus, le Groupe de Secours Catastrophe Français (GSCF) déclenche une équipe le 2 octobre 2009.
Le partenariat avec les SAR a pour but de donner des moyens aux équipes de secours afin de leur permettre d'assurer des sauvetages rapides et ainsi de sauver davantage de vies.

Notre délai d'intervention pour l'Indonésie sera également très raccourci grâce à la mise en place d'un partenariat qui devrait être étendu sur l'ensemble du pays.

Pour conclure, le tourisme en Indonésie est une composante importante de l'activité économique du pays, les risques naturels comme humains (attentats) ne concernent pas uniquement les autochtones et nous pourrions demain être amenés à secourir des citoyens européens, comme ce fut le cas lors du tsunami.
Coût de la 1ère mission :

La première mission est évaluée à 15 000 euros, transport et matériel inclus.



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