Retour d'une Rochoise en mission humanitaire à l'île de Saint-Martin

Publié le 14/11/2017


Marine DABUDYK, Rochoise de 23 ans, est partie sur l'île de Saint-Martin, presque un mois jour pour jour après que l'ouragan Irma a dévasté ce territoire français situé dans les Caraïbes. 

Du 8 au 17 octobre, Marine s'est rendue sur place, avec le Groupe de Secours Catastrophe Français (GSCF) et 5 autres membres de l'association, avec pour mission de bâcher des toitures d'habitations détruites ou envolées. 

Retour sur 10 jours où Marine n'a pas ménagé sa peine, pour offrir des toits de fortune à plus d'une vingtaine de familles.

"La vision de mon arrivée je ne l'oublierai jamais"

"La veille de mon départ, je regardais les informations à la télé. Les nouvelles étaient particulièrement rassurantes sur l'île de Saint-Martin: les toitures arrachées étaient bâchées, l'électricité rebranchée partout... Alors je me suis vraiment demandé ce que j'allais faire là-bas, puisque tout allait bien..." 

Mais 15 heures plus tard d'un périple qui l'aura conduite sur l'île, Marine découvre avec stupeur l'étendue des dégâts: "La vision de mon arrivée je ne l'oublierai jamais. Un véritable choc et surtout la prise de conscience qu'il va falloir retrousser les manches très hautes car le travail à réaliser sera abyssal. Lors de notre arrivée, il pleuvait et faisait sombre, ce qui renvoyait une image de l'île surréaliste, avec des paysages d'une tristesse indéfinissable, sans couleur, et puis tout paraît détruit, anéanti."

Embarquement immédiat, dans une voiture et un camion, pour Marine et les 5 autres membres de la troupe, direction chez Cécilia, une habitante de l'île qui hébergera le groupe de secours, et servira de relais pour planifier les différentes actions d'urgence à mener. 

"On décharge dès lors du camion, relate Marine, une quinzaine de caisses, comportant des bâches de toiture, des tronçonneuses, des clous et des marteaux, puis aussi des Equipements de Protection Individuelle (EPI) à distribuer aux habitants qui poursuivront le travail de reconstruction."

Et c'est un énorme travail qui se met en place. "Dès le premier matin on part très tôt pour 11 heures de travail, sur les habitations où nous installerons les bâches, afin que la population auprès de laquelle nous interviendrons ne vive pas à ciel ouvert. Chaque soir, nous rentrons chez Cécilia, où un repas nous attend. Nous avons fait, l'équipe et moi-même, le maximum, mais ce maximum nous est apparu trop insuffisant. Je ramènerai toutefois le souvenir de ces visages souriants et illuminés d'habitants qui nous signifiaient d'immenses mercis, avant le retour en France, où le confort de vivre ici a immédiatement repris ses droits dans ma vie de privilégiée."

L'association GSCF a besoin de dons

Marine le dit: "C'est une chance et une expérience unique d'avoir pu partir  à Saint-Martin".

Mais aujourd'hui plus que jamais, le GSCF a besoin de dons, puisque une troisième mission sur l'île aura lieu au mois de décembre.

 
Merci de soutenir nos actions.
 

Source: le dauphiné




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