SDF : la santé à la rue

Publié le 10/09/2015


Dentition en mauvais état, surpoids ou obésité, dépression… Les sans-domicile fixe (SDF) présentent un état de santé moins bon que la population générale en France, qu’il s’agisse de la santé physique ou psychique. Un constat dressé par la DREES d’après une enquête menée auprès de cette population.

En 2012, en France métropolitaine, 141 500 personnes étaient considérées sans-domicile selon une enquête menée auprès de celles fréquentant des services d’hébergement ou de distribution de repas. Elles ont été interrogées sur leur état de santé général. Le constat est sans surprise.

Les personnes interrogées sont moins nombreuses en proportion à se considérer comme en bonne ou en très bonne santé par rapport à la population générale. « Passé 60 ans, la santé déclarée par les femmes sans domicile se dégrade très rapidement, creusant la différence avec les hommes sans domicile », précise la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES). « Moins d’une femme sans domicile sur dix de 60 à 75 ans juge positivement son état de santé, contre la moitié des hommes sans domicile de la même tranche d’âge. »

L’état de santé buccodentaire constitue l’un des marqueurs d’une santé physique dégradée. « Comparée à la population générale, par âge et sexe identique, 34% des sans-domicile indiquent être en partie ou totalement édentés », souligne la DREES. Par ailleurs, 20% déclarent être obèses. Par conséquent, « dans les deux cas il s’agit d’une prévalence supérieure d’un tiers par rapport à la population générale ».

Enfin, près d’un quart des personnes interrogées estiment être en dépression. Parmi les facteurs liés à cette pathologie figurent une sur-déclaration d’événements graves vécus pendant l’enfance, mais aussi des comportements à risque tels qu’une consommation intensive d’alcool.




 



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