Association humanitaire de sapeurs - pompiers

La malnutrition n'épargne plus aucun pays dans le monde

Publié le 16/11/2017 à 16h20


Pour la première fois, la planète entière est confrontée à une crise de la malnutrition.

Selon le rapport sur la nutrition mondiale 2017, publié le 4 novembre, la totalité des 140 pays étudiés est confrontée à au moins une des principales formes de ce fléau: le retard de croissance chez l'enfant, l'anémie chez la femme en âge de procréer et le surpoids chez l'adulte. Et 80% sont lourdement touchés par deux ou trois de ces troubles.

Si rien n'est fait pour enrayer cette tendance, aucun des 17 objectifs de développement durable adoptés par les Nations-Unies afin d'éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous" ne sera atteint d'ici 2030.

En découlerait une menace pour le développement humain mondial. 

Dans le monde, 2 milliards de personnes souffrent de carences en micronutriments essentiels, comme le fer, la vitamine A ou l'iode; 155 millions d'enfants de moins de 5 ans (23%) présentent un retard de croissance, essentiellement en Afrique et en Asie, et 52 millions d'entre eux sont atteints de maigreur extrême. 1,9 milliards d'adultes sont en surpoids ou obèses, de même que 41 millions d'enfants de moins de 5 ans. 

Au total, une personne sur trois souffre de malnutrition.

815 millions de personnes ont faim

Les chiffres sur la faim dans le monde évoluent dans la mauvaise direction: aujourd'hui, 815 millions de personnes se couchent le ventre vide, un chiffre en augmentation par rapport aux 777 millions de personnes recensées en 2015, comme l'a dévoilé l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.

En outre, 38 millions d'entre elles sont confrontées à une insécurité alimentaire grave au Nigéria, en Somalie, au Soudan du Sud, au Yémen, en Ethiopie et au Kenya.

Le nombre d'enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition a certes diminué dans de nombreux pays, mais cette baisse n'est pas assez rapide pour atteindre l'objectif d'y mettre fin d'ici 2030.

Le nombre de femmes de 15 à 49 ans souffrant d'anémie a augmenté depuis 2012, pour atteindre 38%, une pathologie qui entraîne des impacts à long terme  sur la santé de la mère et de l'enfant.

 

Echapper à la pauvreté

"Il est urgent de réagir à cet enjeu planétaire majeur" alerte Corinna Hawkes, la coprésidente du groupe d'experts à l'origine du rapport. 

La malnutrition coûte très cher - environ 10% du PIB mondial. Mais, à l'inverse, chaque dollar investi offre un retour sur investissement de 16 dollars, indique le rapport.

Car une bonne alimentation soutient le développement économique. Les enfants qui mangent à leur faim et sainement ont 33%  de chances en plus d'échapper à la pauvreté à l'âge adulte. 

Le système de santé s'avère également gagnant. Améliorer la nutrition permet de réduire les maladies chroniques d'origine nutritionnelle, qu'il s'agisse du diabète, des maladies cardio-vasculaires, de l'hypertension, mais aussi de plusieurs formes de cancer. 
 

Approche multisectorielle

Que faire, alors, pour favoriser cet enjeu si essentiel?

Pour les experts, tous les leviers doivent être activés: assurer une production alimentaire durable, améliorer les infrastructures  qui acheminent les aliments du champ à l'assiette pour réduire le gaspillage alimentaire (30% de la nourriture produite) et le mauvais assainissement (responsable de 50% des cas de sous-alimentation), encourager l'allaitement, s'appuyer sur des systèmes de santé plus efficaces, favoriser l'équité, notamment vis-à-vis des femmes, lutter contre la pauvreté et réduire les risques de conflits ou de catastrophes.

Source: le monde




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