Association humanitaire de sapeurs - pompiers

Une personne est morte aujourd'hui, dans l'indifférence...

Publié le 26/02/2018


Aujourd'hui, comme tous les jours, des personnes sont mortes durant la nuit, bien souvent retrouvées au petit matin, inanimées. 

On découvre alors une personne devant laquelle nous avions l'habitude de passer, avec indifférence, sans même un regard: lire.

Cette personne est une personne qui vit à la rue, que l'on appelle hypocritement SDF pour sans domicile fixe, dehors depuis parfois moins d'une semaine, 6 mois, un an, 10 ans.

Cet inconnu avait une histoire, une vie, une famille, des rêves... Il ne s'est pas retrouvé à la rue par hasard, bien souvent victime d'un accident de la vie comme beaucoup peuvent en subir. 

Cet accident de la vie aurait pu être corrigé, soigné, voire évité. En effet, avant de se retrouver à la rue, nous pouvons mettre des moyens en place pour éviter que cet enfant, femme ou homme, soit malheureusement difficilement récupérable.

En effet, nous parlons d'enfants (20 000 enfants à la rue), nous parlons de femmes enceintes, qui ont peur, qui ont froid, nous parlons d'hommes, qui travaillent, qui vivent dans leur voiture, qui n'osent demander de l'aide, nous parlons d'êtres humains qui vivent dans la plus grande précarité, à nos portes, au bas de nos immeubles, chez nous, en France.

Après un an passé à la rue, les problèmes de santé, l'état psychologique et bien entendu la désillusion quant à la société prennent le dessus dans l'esprit de ces personnes.

Malheureusement, depuis 2010, date de la mise en place du kit de survie pour les personnes à la rue, le GSCF ne parvient pas à se faire entendre.

Pourtant, nos propositions sont sensées et entreraient dans un cadre de prise en charge des personnes à la rue.

Vous trouverez notre dernier communiqué avec les propositions adressées au Président de la République, Monsieur Emmanuel MACRON, en lien: accès.

Mais aujourd'hui, si une personne est morte, comme chaque jour, c'est qu'elle est restée dans l'indifférence, et c'est ce qui révolte le Président du GSCF.

Nous sommes devenus totalement aveugles concernant la misère grandissante qui est à nos portes.

Les médias sont plus inquiets des problèmes d'héritage des enfants d'un chanteur récemment décédé, quitte à en faire la une du Parisien et les gros titres. Ils sont inquiets aussi d'une blessure à la cheville d'un joueur du PSG...

Cela est-il plus important que cette misère qui est là, juste devant nous ? 

Car en plus de ces personnes à la rue, nous avons aussi des familles qui vivent dans des maisons insalubres, sans chauffage et dont les enfants, pour s'occuper, pourront faire des dessins directement sur les carreaux gelés.

Alors oui, nous, adhérents du GSCF, nous sommes outrés, outrés de voir que nous trouvions normal d'aller dans des épiceries solidaires, outrés par la publicité que nous faisons à ces centres d'accueil provisoire où nous pouvons dormir une nuit, mais qui au matin laissent repartir les personnes accueillies sans même se préoccuper de leur avenir, de leur destin, et sans chercher à savoir où elles dormiront demain...

Comment s'étonner que ces personnes se réfugient dans l'alcool ? Pouvons-nous leur en vouloir ? Faisons-nous tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter cette déchéance ?

Aujourd'hui, unissons-nous, suivez les actions du GSCF pour changer la prise en charge de ces personnes à la rue, partagez ce message sur les réseaux sociaux, à vos amis, familles, etc.

Nous espérons que cette lettre vous indignera sur le mode de fonctionnement de notre société, et qu'elle vous permettra également de regarder vers l'avenir en participant à notre combat: un changement dans la prise en charge des personnes SDF.


 



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