Appels injustifiés : Les sapeurs-pompiers de Paris voient rouge

Appels injustifiés : Les sapeurs-pompiers de Paris voient rouge
Préoccupés par le nombre considérable d’appels injustifiés qu’elle reçoit, la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP) hisse le drapeau rouge. A compter de ce lundi, elle lance une campagne pour responsabiliser les Franciliens. Slogan : « Abuser des numéros d’urgence nuit gravement à ceux qui en ont besoin, 18-112 urgence pompiers, ce n’est que pour l’urgence ».

Des centaines d’affiches – environ 800 – vont être relayés ce message dans Paris intra-muros et dans les trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) où la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) exerce sa compétence.

23.000 personnes sauvées

Les chiffres sont éloquents. En 2011, la BSPP a reçu 1.601.127 appels sur le 18 et le 112, générant quelque 501.302 interventions. Environ 15 % des appels reçus ne concernaient pas les missions des pompiers de Paris, soit environ 240.000 appels, et il y a eu plus de 12.000 fausses alertes. « A ces chiffres s’ajoutent les quelque 380.000 appels correspondant à des erreurs de manipulation des téléphones » (déclenchement intempestif des téléphones portables, appels sur les numéros de fax du centre opérationnel), indique la brigade.

Compte-tenu de ses compétences territoriales, la BSPP veille à la sécurité de 7 millions d’habitants et de 24 millions de touristes qui séjournent temporairement sur les zones qu’elle couvre. L’an dernier, les sapeurs-pompiers de Paris ont sauvé 23.000 personnes, dont 187 mis en danger par des feux, une centaine en milieu aquatique et 10 personnes menaçant de se jeter dans le vide.

Les appels injustifiés mobilisent « des moyens utiles ailleurs » souligne le colonel Gilles Malié qui rappelle que tous les ans, la BSPP lance des actions en justice contre des gens qui multiplient les appels injustifiés et malveillants et que cela se traduit par des amendes et des peines de prison. « Les gens doivent être acteurs de leur sécurité, il faut qu’ils apprennent à discerner les vrais urgences ».

Publié : 16/04/12 France soir