Avoir accès à l’eau potable, un acquis plus fragile qu’on ne l’imagine

Il est courant d’entendre dire qu’avoir accès à l’eau potable est un droit humain fondamental. Pourtant, une part importante de la population mondiale en est dépourvue.

Avoir accès à une source d’eau potable est le plus basique des droits humains.

Mais alors, pourquoi, en 2018, 844 millions de personnes dans le monde n’ont-elles pas accès à une source d’eau salubre? Pourquoi un tiers de la population mondiale ne dispose-t-il pas d’un assainissement adéquat?

Aujourd’hui, la population mondiale dénombre plus de téléphones portables que de toilettes, une réalité inconfortable qui reflète les déséquilibres de notre monde moderne.

Accéder à une eau propre, c’est essentiel pour avoir une bonne qualité de vie. L’Organisation mondiale de la santé estime qu’une personne a besoin de 20 à 50 litres d’eau par jour pour couvrir ses besoins, qu’il s’agisse de boire, de cuisiner ou de se laver.

Sans source d’eau potable, les populations souffrent de mauvaises conditions d’hygiène, de maladies infectieuses et de décès prématurés. Malgré cela une grande partie du monde n’y a pas accès et les conséquences sont terribles à énumérer :

  • 800 000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque année de diarrhées
  • 88% de ces décès résultent dune mauvaise qualité d’eau potable
  • 9% des maladies dans le monde pourraient être évitées en améliorant l’accès à l’eau potable.

Et malheureusement, ce sont encore et toujours les femmes qui en pâtissent le plus. Chaque fois qu’elles collectent de l’eau, celles-ci risquent d’être infectées par les matières fécales présentes dans ces eaux impropres.

Tout ce temps perdu pour s’approvisionner en eau restreint d’autant plus les opportunités économiques  de ces populations en entretenant une pauvreté tenace.

Même dans les régions économiquement développées, l’accès à l’eau potable n’est pas une garantie absolue. Les sécheresses au Cap, ville d’Afrique du Sud, ont été telles que la ville a frôlé le “Jour Zéro” , moment fatidique où une ville est complètement à sec, les robinets fermés et les citoyens contraints de faire la queue pour obtenir leur allocation d’eau quotidienne.

La crise au Cap est bien plus grave qu’une sécheresse passagère. La croissance démographique associée à l’urbanisation galopante met de plus en plus à rude épreuve les approvisionnements municipaux déjà surmenés. Au fur et à mesure que les villes se développent, le déséquilibre entre l’offre et la demande se creuse.

Alors que les réserves d’eau en nappes phréatiques tarissent, la fonte des glaces présente une nouvelle menace invisible qui pourrait bientôt avoir un impact mondial.

Si nous ne modifions pas nos habitudes, nous assisterons à une diminution de l’activité agricole  et à une multiplication des maladies et des décès chez les populations qui ne disposent pas de systèmes d’assainissement de base.

Le GSCF, à chacune de ses missions, qu’elle soient d’urgence ou de soutien, agit pour que les populations aidées puissent avoir un accès à l’eau potable pérenne. 

Les sapeurs-pompiers humanitaires du GSCF ont ainsi pu offrir à de nombreuses personnes, des enfants, des femmes et des hommes, ce droit fondamental qu’est celui d’avoir accès à l’eau potable.

Ces actions ne sont possibles que grâce à l’ensemble de nos donateurs. Pour soutenir nos actions :

Pour accéder à nos rapports de mission : ICI

 

 

Source : populationdata.net