Boulogne sur Mer (62) : 4 mois de prison avec sursis pour avoir mordu et frappé un pompier

“Cette audience montre à quel point il devient difficile d’être au service des autres” a commenté la substitute du procureur, au cours de la matinée de ce mercredi.

A cet instant, le tribunal de grande instance de Boulogne sur Mer était en train de juger sa troisième affaire concernant des faits de violence à l’encontre de personnes chargées d’une mission de service publique ou dépositaires de l’autorité publique.

La banalisation de la violence est un problème de société et il devient encore plus inquiétant lorsque les coups sont adressés à l’encontre de personnes dont le métier est d’aider, de servir, de secourir…

C’est ce pour quoi les pompiers s’engagent. Intolérable est un faible mot pour qualifier le comportement de cet Outrelois de 23 ans qui s’est acharné sur un pompier qui lui venait en aide.

Il vit chez sa grand-mère et, le 31 mai dernier, il venait de subir une rupture amoureuse. Muni d’un couteau et cloîtré dans la salle de bains, ce jour-là il menace d’attenter à sa vie. La grand-mère appelle les secours.

Lorsque les sapeurs-pompiers de Boulogne reçoivent l’alerte du centre opérationnel départemental des secours, ils envoient une équipe pour un secours à personne.

Sur place, ils découvrent la situation et l’un des pompiers devient vite l’interlocuteur pour intervenir. L’homme est “formé à la gestion de ce genre de crise. Il est l’un de nos moniteurs secouristes et nous nous appuyons sur lui pour gérer des situations en présence de gens colériques ou des situations difficiles” explique l’adjoint au chef de centre de Boulogne sur Mer.

Le malheureux pompier a tout de même subi la violence de sa victime. Alors que l’Outrelois s’était laissé convaincre de poser son couteau, il s’est rebellé au moment où les pompiers ont voulu le transporter à l’hôpital.

Bilan pour le pompier directement visé : des coups à la tête, au thorax, une dent fissurée, et une morsure de 7 centimètres à la cuisse. L’Outrelois n’aura lâché prise que deux minutes plus tard.

L’agresseur écope de 4 mois de prison avec sursis, doit verser un euro symbolique au Service départemental d’incendie et de secours, ainsi que 500 euros de dommages et intérêts au pompier agressé puis 400 euros afin de couvrir les frais d’avocat de la victime.

 

 

Source: la voix du nord