Catastrophes naturelles : la moitié des pays ne sont pas préparés

La moitié des pays du monde ne sont pas préparés aux catastrophes, faute de posséder des systèmes d’alerte précoce multirisques qui permettent d’anticiper plusieurs types de désastres, ont les Nations Unies.

« Les phénomènes météorologiques extrêmes sont inévitables. Mais ils ne doivent pas nécessairement se transformer en catastrophes mortelles », a prévenu le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, appelant les pays à investir dans les systèmes d’alerte précoce.

Les pays en développement sont encore moins bien lotis alors même qu’ils se trouvent en première ligne du changement climatique, selon un nouveau rapport publié par deux agences de l’ONU, le Bureau pour la réduction des risques de catastrophes (UNDRR) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Moins de la moitié des pays les moins avancés et seulement un tiers des petits États insulaires en développement disposent d’un système d’alerte précoce multidangers.

« Des populations entières sont prises de court par des catastrophes climatiques en cascade, car il n’y a aucun dispositif permettant de les prévenir », a déclaré le chef de l’ONU. C’est le résultat d’un manque d’investissement dans la protection de la vie et des moyens de subsistance de personnes qui sont en première ligne.

Les pompiers humanitaires du GSCF, au-delà des actions de secours, feront tout, dans les prochaines années, pour travailler sur des soutiens dans le développement de la prévention des catastrophes naturelles. Ce développement passera également par du soutien en matériel.

Lorsqu’une catastrophe grave se produit dans un pays en développement, le pays impacté ne dispose pas toujours des ressources pour répondre aux besoins de la population. L’aide d’urgence pouvant prendre des heures ou même des jours à arriver, il est indispensable que les secours sur place et la population soient prêts à réagir.

Les efforts les plus efficaces pour sauver des vies humaines sont effectivement le plus souvent entrepris par les autochtones, aussi bien pendant qu’après une catastrophe. On estime que 97 % des décès liés aux catastrophes naturelles surviennent dans les pays en développement. La perte économique subie par ces pays sous l’effet des catastrophes naturelles (en pourcentage du produit intérieur brut) dépasse en outre de beaucoup celle enregistrée dans les pays développés.

L’aide d’urgence constitue certes la première mission du GSCF, mais, grâce à l’expérience et aux connaissances que nous avons acquises sur le terrain, nous sommes bien placés pour travailler sur des programmes de préparation aux catastrophes. Nous sommes convaincus que la préparation aux catastrophes naturelles permet de sauver des vies et de réduire le risque de nouveaux désastres. Elle montre que nous sommes loin d’être impuissants face aux phénomènes naturels.

Agissez aux côtés des pompiers humanitaires du GSCF.