Coronavirus : inquiétude face à la pauvreté

Le Groupe de secours catastrophe français (GSCF) est engagé depuis plus de trois semaines dans des actions de soutien faisant suite au COVID-19.

Face à l’ampleur de la catastrophe mondiale, le GSCF tente de répondre au mieux aux demandes de soutien qui affluent de l’ensemble de la France.

Notre ONG internationale s’inquiète de la crise à laquelle sont confrontés les pauvres dans le monde. Les populations ne sont pas affectées de manière égale, y compris à nos portes. Ainsi, le coronavirus révèle l’ampleur des inégalités économiques et sociales, incluant la façon dont notre société se préoccupe des plus fragiles : les personnes en situation de précarité, les personnes âgées, les personnes vivant dans la rue, etc.

Cette pandémie risque de se transformer en catastrophe encore plus dramatique pour les pays pauvres, qui disposent de moins de moyens de réponse pour faire face à la pandémie. Ainsi, de nombreux pays déjà dépendants de l’aide humanitaire seront confrontés, dans les prochaines semaines, à une véritable catastrophe, le lavage des mains étant un luxe pour certains.

Nous devons regarder rapidement au-delà de nos frontières : la non-assistance aux pays pauvres engendrera des millions de pertes de vie humaine. Si les pays riches n’éradiquent pas ce virus et oublient de regarder en dehors de leurs frontières, ils n’arriveront pas à le stopper. Ainsi, il poursuivra son tour du monde et reviendra frapper à nos portes sans prévenir.

Malgré des mises en garde en amont par de nombreuses ONG, entreprises, fondations, etc. ; malgré les alertes lors des événements comme le H1N1, le virus Ebola et d’autres épidémies majeures au cours des vingt dernières années, qui restaient contrôlables dans des zones lointaines de l’Europe et des pays riches, loin de nos yeux et de nos préoccupations, le COVID-19 a surpris de nombreux pays, et plus particulièrement la France, par sa propagation et sa mortalité. Ainsi, la non-préparation d’un risque de pandémie à des fins économiques par certains pays, y compris la France, est un scandale inadmissible.

Le GSCF poursuivra ses actions, espérant disposer de levées de fonds plus importantes pour agir dans l’urgence, mais aussi pour répondre aux prochaines catastrophes.

Quand le moment sera venu, nous n’hésiterons pas à pointer du doigt les défaillances que nous avons constatées, y compris les bâtons dans les roues que nous avons reçus dans le cadre de nos actions de soutien auprès des personnels de santé, EHPAD, etc.

La période n’est pas propice à l’évocation des problèmes rencontrés, mais plutôt à l’action, pour nous unir et rester confinés tout en continuant nos actions de soutien auprès des personnes qui sont dans l’obligation de poursuivre leur travail, qu’il s’agisse du personnel de santé, des forces de l’ordre, des pompiers, des ambulanciers, des ripeurs, des caissiers, des livreurs, des secrétaires, des chauffeurs, etc.

Pour conclure, si nous voulons rapidement nous en sortir, le gouvernement français, en plus des dépistages systématiques, doit :

  • coordonner rapidement, sans interférer et saborder, les réponses locale, départementale, régionale ou d’entreprises qui souhaitent proposer leurs idées et services ;
  • agir rapidement (la perfection est l’ennemi du bien) ;
  • protéger les soignants, mais aussi les personnes qui sont obligées de travailler.

Pour le GSCF

Thierry VELU

Président – Fondateur