Damien DUPETY : sapeur-pompier GSCF, spécialiste drones et unités d’eau potable.

Damien DUPETY est un sapeur-pompier professionnel de 45 ans. Il fait partie du GSCF depuis 11 ans et est membre du comité d’administration de l’ONG. Il est aussi responsable de la formation aux drones et aux unités techniques de potabilisation de l’eau.

L’eau potable est la première chose qu’il manque sur les sites où se produit une catastrophe. Cette situation se rencontre après le passage d’un typhon, après un tremblement de terre ou dans les zones de guerre. 

Damien explique qu’il forme les sapeurs-pompiers humanitaires du GSCF à l’utilisation de ces unités d’eau potable. Damien Dupety : « Une formation dure plusieurs jours. Nous nous rendons, avec l’équipe, dans un endroit sans eau potable. On met en place les stations de potabilisation, puis nous étudions leur fonctionnement. » Des unités de potabilisation ont déjà été installées en Indonésie, aux Philippines, en Haïti, etc.

« On a plusieurs types d’unités : une unité lourde, qui est transportée en Europe essentiellement, et une unité légère, que l’on peut facilement apporter plus loin. » 

Damien est également chargé des drones et de la formation à l’utilisation de ceux-ci. « Je suis chargé également du développement de drones secours au sein de l’ONG. » Un drone coûte entre 3 000 et 20 000 euros. La formation est également coûteuse en temps, car il faut passer un certificat de télépilote de drone théorique. « Les futurs pilotes apprennent à manier un drone, à faire des reconnaissances. Ils sont formés à utiliser les différents éléments du drone, comme les caméras thermiques, les haut-parleurs, etc. ». Le but, à l’avenir, est la recherche dans ce domaine, ou le survol des zones dévastées. 

Les dons reçus au GSCF servent, entre autres, à développer des partenariats avec des sapeurs-pompiers étrangers, et à leur apporter le matériel et les formations dont ils ont besoin. Damien ajoute : « En maîtrisant de nouvelles technologies, leur travail est ainsi facilité. Cela nous permet aussi de créer des liens avec eux, et cela est très important ! En cas de catastrophe, tout est donc plus simple ! »

Propos recueillis par Catherine Degans