Des missions de développement, pourquoi ?

Haïti, Indonésie, Maroc, Croatie, Roumanie… Le GSCF assure régulièrement des missions de développement dans le monde.

Certaines missions sont réalisées à la suite d’une catastrophe, comme cela fut le cas en Haïti où le GSCF intervenait pour la première fois après le cyclone Jeanne de 2004. Ainsi, bien avant le séisme de 2010, le GSCF avait réalisé des missions de développement en Haïti, permettant ainsi à des structures agissant dans le secours de disposer de matériel pour aider leurs populations.

Plus de 300 millions de personnes sont touchées chaque année par des catastrophes naturelles. Les pays en développement sont les principales victimes en termes de pertes de vies humaines et de moyens de subsistance.

Au niveau économique, les catastrophes  réduisent la production des pays les plus pauvres d’environ 13%, les privant des ressources nécessaires pour échapper à la pauvreté.

En 2005, après 6 années d’existence, le GSCF a mis en place des missions de développement dans de nombreux pays.

Ces actions permettent de donner des moyens à des structures de secours sur place afin de limiter les dommages et sauver des vies humaines lors d’une catastrophe.

Nos actions visent notamment les communautés vulnérables qui vivent dans les régions du monde les plus exposées aux cataclysmes et où les besoins en matériels pour assurer des missions de secours sont manquants.

Lors de la survenue d’une catastrophe dans un pays en développement, le gouvernement concerné ne dispose pas toujours des ressources lui permettant de fournir les services de secours nécessaires. L’aide d’urgence et les renforts internationaux pouvant prendre des jours à arriver, il est indispensable que les secours du pays soit prêts à réagir avec des moyens adaptés.

Les efforts les plus efficaces pour sauver des vies humaines sont effectivement le plus souvent entrepris par les secours sur place et les populations touchées elles-mêmes, aussi bien pendant qu’après une catastrophe.

Les séismes, les tempêtes, les inondations, les éruptions volcaniques, etc.., peuvent mettre en péril les populations les plus pauvres qui restent généralement les plus touchées parce qu’elles ont tendance à vivre en plus grand nombre dans des logements mal construits sur des terres exposées aux risques.

Il est prouvé que 97% des décès liés aux catastrophes naturelles surviennent dans les pays en développement.

Agir en amont

Lors d’une catastrophe, les premiers secours aux victimes sont généralement donnés par les sauveteurs issus des communautés touchées. Même si les équipes locales de secours ne manquent pas d’énergie pour aider et secourir, les ressources, le matériel et la formation nécessaires ne leur font que trop souvent défaut.

Notre action aide à renforcer les capacités locales de réaction et permet aux habitants de se préparer à l’éventualité de nouvelles catastrophes.

La formation est essentielle pour optimiser l’efficacité du matériel. C’est ainsi que, de 2013 à 2017, le GSCF a effectué de nombreuses missions de formations de projets humanitaires, de traitement de l’eau et de secourisme au Maroc, permettant à des structures locales de disposer de connaissances et de matériels. Ces personnes que nous avons formées retransmettent ainsi, depuis notre départ, leur savoir-faire et les apprentissages qu’ils ont reçus dans leur pays.

En 2010, le GSCF formait et amenait du matériel de secours en Indonésie. En 2018, le GSCF offrait une unité de traitement de l’eau et du matériel d’écoute et de localisation de victimes après un séisme aux SAR (Search and Rescue) indonésiens.

Ecouter et analyser pour mieux comprendre les besoins

Notre intervention fait souvent suite à une demande émanant de secours et/ou d’associations du pays. Ecouter les intervenants locaux nous permet d’analyser mais surtout de comprendre les demandes en matériel et/ou formations.

Cette analyse n’est possible qu’avec l’aide des personnes qui bénéficieront de la formation et du matériel. Ainsi, après avoir écouté les sapeurs – pompiers et garde forestier de Viseu de Sus en Roumanie nous parler des feux de forêts réguliers qu’ils ne peuvent localiser faute de moyens aériens, il a été décidé, en commun accord, de leur offrir un drone et de leur dispenser une formation ; cette mission a été effectuée en 2018.

Ainsi nous sélectionnons des projets sur la base des probabilités qu’ils ont de produire des résultats concrets, comme la dissémination de connaissances sur la préparation aux catastrophes.

Notre objectif est de financer des projets produisant des résultats durables afin que des retombées positives continuent d’être obtenues, comme cela a été effectué au Maroc.

Actuellement de nombreux projets sont en cours, notamment en Croatie auprès des sapeurs-pompiers.

Dans l’objectif d’améliorer nos actions de développement, nous souhaitons dans les prochaines années disposer de matériel prépositionné, aussi bien en France que dans le monde, afin d’agir et optimiser nos délais d’acheminement en matériel de secours.

Ainsi, nos sapeurs-pompiers continueront à agir en amont pour sauver encore plus de vies.

Thierry VELU

Président du GSCF

Avril 2019