Frédéric COUTO : sapeur-pompier humanitaire dans le département 11

Frédéric Couto est un sapeur-pompier volontaire âgé de 39 ans. Il est adhérent au GSCF depuis 2014. Dans la vie de tous les jours, il est projeteur en voiries et réseaux.

Ses premières missions ont été le Népal, où s’était produit un séisme en 2015, et l’île de Saint-Martin, où un ouragan avait frappé en 2017. L’an dernier, Frédéric s’est rendu au Portugal durant la pandémie de la COVID-19, et il explique : « Avec une équipe, nous avons distribué plus de 30 000 masques en tissu et 700 litres de solution hydroalcoolique. »

Plus récemment, il a fait partie de la dernière mission en Ukraine : « J’étais l’assistant du chef de mission, Michel Buisson. Cela m’a permis d’entrer dans le camp de réfugiés situé à la frontière avec la Pologne. Ce fut très violent. Cette vue de la guerre est terrible. On ne s’attend pas du tout à voir cela. Tous ces gens sont réunis sur des lits en rangs d’oignons, le plus souvent avec leurs enfants, et tous attendent. Avec Michel, nous nous sommes regardés sans rien nous dire, mais nous étions émus de voir cette image qui s’offrait à nous. »

Une autre image, celle-ci plus joyeuse : celle des retrouvailles entre deux enfants, deux frères, ramenés par l’équipe du GSCF auprès de leur maman en Belgique. Frédéric décrit une image forte, rassurante, émotive et heureuse : « Je n’ai pas pu retenir mes larmes ce jour-là. Les deux garçons venaient d’arriver dans ce camp et, à une demi-heure près, ça n’était plus possible de les emmener avec nous. Ils ont eu la providence avec eux. »

Quant à son parcours au GSCF, Frédéric confie avoir suivi des formations et des stages de cohésion : « Durant ces stages, les équipes se rencontrent. Tous les ans, nous nous rassemblons autour de l’Arc de Triomphe. Ces rassemblements sont très honorifiques et j’essaie au maximum d’y participer. Ce sont des moments forts. »

Frédéric est célibataire et, avant chaque départ en mission, il prévient simplement ses amis et ses parents. Il leur dit le plus souvent de ne pas s’attendre à avoir de ses nouvelles, ce qui est très dur pour eux : 

« Parfois, même, ils sont tenus au courant de la mission uniquement quand je rentre. Je sais quand je pars, mais jamais quand je reviens ! », achève-t-il de dire. 

Propos recueillis par Catherine Degans