La guerre dépasse largement l’Ukraine – Inquiétude du GSCF

L’Ukraine est bombardée et le pays est actuellement rendu à l’état de ruine sous les yeux du monde. 

Pourtant, cela est du déjà-vu : tout le monde, y compris l’ONU, était resté passif, spectateur, lorsqu’en août 2008, la Russie avait bombardé la Géorgie ; même stratégie, même justification.  

Spectateur également lorsque BACHAR AL-ASSAD, en Syrie, soutenu par POUTINE, utilisait des armes chimiques sans aucune sanction, sans aucune action des États-Unis, alors que Barack OBAMA avait pourtant menacé de sanctions si la Syrie franchissait la ligne rouge. 

Tout le monde est resté passif, chacun pour soi, profitant des échanges de gaz, de pétrole… avec la Russie.  

Depuis le 24 février, date du début des offensives, plus de dix millions de personnes, soit un quart de la population, ont quitté leur maison. Quatre millions ont fui le pays.

La première question que beaucoup se posent : où s’arrêtera ce conflit et comment ?

Le risque de débordement est probable, tout comme l’utilisation d’armes chimiques et biologiques, voire nucléaires. 

Au-delà de cette inquiétude bien réelle, une crise alimentaire est à craindre, ainsi qu’une hausse importante du prix des matières premières. Cette hausse se répercutera sur le prix des produits alimentaires, avec un nouvel appauvrissement des plus pauvres. 

Le risque d’une famine est imminent dans les pays africains, qui engendrera des millions de victimes. 

Cela ne doit pas non plus nous faire oublier les autres crises et les actions que nous menons, que ce soit au Liban, en Indonésie, au Congo, etc. 

À ce jour, nous totalisons l’apport de plus de 100 tonnes de matériel, de médicaments, de denrées alimentaires, etc. pour les services de secours, notamment les pompiers, mais aussi pour les victimes de ce conflit. 

Nos actions se poursuivent et nous nous préparons au pire si le conflit devait déborder en dehors de l’Ukraine ou si la Russie décidait, si cela n’est pas déjà fait, d’utiliser des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. 

Pour le GSCF,

Thierry VELU