L’ancien chef des pompiers de New York succombe à un cancer lié aux attentats du 11 septembre

L’hécatombe parmi les pompiers du 11 septembre continue. Daniel A. Nigro est mort des suites d’un cancer causé par les émanations toxiques de “Ground Zero”.

Dernière victime collatérale en date des attentats du 11 septembre 2001: Daniel A. Nigro. La mémoire de celui qui était le chef des pompiers de New York pendant la tragédie, 40 ans de carrière, a été saluée par le maire de la ville. Le Département incendie de New York (FDNY) précise les causes de la mort: “un cancer en relation avec le World Trade Center.”

Ce n’est pas la première fois que l’édile rend hommage à un soldat du feu mort prématurément.

Le 18 mars dernier, Bill de Blasio, maire de New York, avait rendu hommage à un autre pompier, Thomas Phelan, qui avait sauvé des centaines de vies. Un cancer du pancréas l’avait emporté.“Dans l’heure la plus sombre de notre ville, l’héroïsme du pompier Thomas Phelan a sauvé des centaines de vies et nous n’oublierons jamais son service et son sacrifice”, avait posté sur Twitter le maire.

Les cancers touchant les pompiers et personnels des secours intervenus le 11 septembre et dans les jours qui ont suivi sont très nombreux. Les poussières et fumées toxiques dégagées par les bâtiments pendant l’incendie et après leur effondrement en sont la cause.

L’incendie des tours a duré 99 jours, de 8h46 le 11 septembre 2001, jusqu’au 19 décembre de la même année.

Selon des médias, quelque 170 personnes sont mortes d’une maladie en lien avec les attentats. Dès 2016, le magazine News Week recensait presque 70 types de cancers différents liés à l’effondrement des tours jumelles. Le nombre de victimes collatérales est estimé à 400 ou 500 000 personnes, maladies mentales comprises.

Quant au nombre de personnes souffrant d’un cancer en lien avec ces événements, le World Trade Center Health, qui centralise les indemnisations des victimes et leur apporte informations et soutien, l’établissait à 5 441.

Une équipe du GSCF, en accord avec les autorités américaines, s’était rendue sur place dans les heures qui ont suivi l’attentat, côtoyant bon nombre de leurs homologues New Yorkais: lire.

 

Source: accès