Les pompiers face à un nouvel ennemi : le cancer

C’est une profession noble. En cas d’incendie, d’accident de la route ou de catastrophe naturelle, nous pouvons compter sur l’engagement sans faille des hommes et des femmes du service d’incendie.

Une profession qui n’est évidemment pas sans risques. Mais les dangers ne sont pas toujours aussi visibles.

L’année dernière, le New York Fire Department (FDNY) a dénombré 863 cas de cancer chez les pompiers et les ambulanciers. Tous étaient actifs au moment des attaques contre les tours jumelles à New York, il y a quatorze ans.

Tous ces cas de cancer ne peuvent pas seulement être attribués à cet événement. Une étude plus large a été consacrée à la relation entre la profession de pompier et le développement du cancer.

Tant aux États-Unis qu’en Europe, une telle recherche a été menée. Les résultats sont unanimes: il y a en effet un lien de causalité entre la profession et la maladie.

Il est difficile d’identifier la cause exacte du cancer chez les pompiers car ils sont exposés à divers polluants, et ces substances peuvent également se retrouver dans le corps, par l’intermédiaire des voies respiratoires ou à travers la peau.

Il est alors probable que les pompiers développent divers cancers.

Ainsi, en Belgique, aussi bien après les interventions sur la route que celles contre le feu, l’analyse des échantillons d’urine des pompiers montre des niveaux de benzène et d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) élevés.

L’explication la plus probable est que ces composants nuisibles se retrouvent dans le corps en passant à travers la peau.

Les pompiers sont en effet exposés continuellement aux HAP en raison des vapeurs émises par des tenues contaminées.

Pour pallier à cela, il faudrait de nouvelles tenues qui devraient, en outre, être régulièrement nettoyées en profondeur.

Aujourd’hui, les tenues dans presque tous les corps de sapeurs-pompiers sont lavées dans des machines industrielles avec de l’eau et du savon.

Cette méthode est absolument insuffisante pour éliminer les polluants. En outre, ces tenues ne sont nettoyées que 2 à 3 fois par an.

Des recherches ont démontré que la méthode la plus efficace serait un nettoyage haute pression au CO2, procédé qui pourrait éliminer 98% des substances nocives.

source: solidaire.org