Les pompiers invités à ne plus faire les reporters

Les pompiers invités à ne plus faire les reporters

Avec l’évolution des smartphones, les hommes et femmes du feu sont de plus en plus tentés de prendre et de diffuser des photos d’interventions. Des règlements sont élaborés pour les dissuader.

«Nous devons apprendre à maîtriser les nouvelles technologies et éviter que les débordements ne viennent de l’interne». Ces débordements, évoqués par le commandant des pompiers de Morges dans «24 heures», sont en fait la diffusion d’images d’interventions par des pompiers, sur les réseaux sociaux ou dans les médias. Pour contrôler ces envies de devenir un «lecteur-reporter», la ville va, dès 2014, se doter d’une charte éthique. Un texte qui énoncera ce que les hommes et les femmes du feu auront le droit ou non de faire sur le terrain en matière d’audiovisuel.

Nyon avait déjà adopté de telles restrictions en 2011, explique le quotidien vaudois. «Nous avons eu le cas d’un pompier qui a posté une image sur un réseau social après être rentré d’un accident de la route», a confié Pierre Corthésy, commandant des sapeurs nyonnais. En réaction à cette situation, le règlement, qui ne s’appliquait qu’à la division audiovisuelle, a été élargi à l’ensemble du corps.

Dans le reste du canton, on garde un œil sur ces pratiques qui posent certains problèmes, mais l’adoption d’une règlementation stricte n’est pour l’instant pas d’actualité. Commandant du corps d’Yverdon-les-Bains, Jean-Michel Benay précise qu’il est impossible de contrôler l’ensemble des réseaux sociaux des soldats du feu. Les pompiers sont toutefois censés suivre des règles déontologiques, garder un droit de réserve, ainsi que conserver le secret de l’enquête.

Source web 20minutes