Mickael Canlers : un sapeur-pompier professionnel dans le département 62

Mickael Canlers est un sapeur-pompier professionnel de 49 ans qui officie au sein de la caserne de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais. Il est aussi élu (adjoint au maire, Benoît Roussel) dans la ville d’Arques depuis deux ans.  

Mickael a connu le GSCF en 2001 et, pour l’ONG, il s’occupe essentiellement du secteur de Saint-Omer, en relation avec des élus locaux. Avec la collaboration de ces derniers, il a pu mettre en place, depuis la guerre en Ukraine, une collecte de dons. Avec des bénévoles, il a rempli un camion de 44 tonnes avec des denrées alimentaires, des couvertures ou encore des produits d’hygiène et de première nécessité. Mickael indique que l’opération a duré toute une journée. La collecte a débuté le matin : « Une fois la marchandise récoltée, avec plusieurs bénévoles, les palettes ont été chargées sur le camion et, en milieu d’après-midi, nous avons pris directement la route pour l’Ukraine. » Ce jour-là, plusieurs camions sont partis, dont un avec du matériel de secours. 

Sur place, en Ukraine, à la frontière avec la Pologne, Mickael et d’autres sapeurs-pompiers humanitaires ont livré le matériel à leurs homologues ukrainiens. Mickael raconte : « Nous nous sommes ensuite rendus dans un centre commercial transformé en camp de réfugiés pour livrer les denrées et les produits d’hygiène. » 

Les sapeurs-pompiers du GSCF sont restés quelques heures sur place. « Quand on arrive auprès de ces gens, on voit dans leur regard du soulagement ! Ils sont heureux de nous voir, de voir que nous ne les laissons pas tomber. » Mickael pense retourner en Ukraine dans les jours ou les semaines à venir, selon l’évolution du conflit. 

L’une des missions qui ont marqué le sapeur-pompier professionnel au sein du GSCF est celle qui s’est déroulée sur l’île de Phuket, en 2004, après le tsunami : « Il faut y être allé pour comprendre et prendre la mesure des ravages après une catastrophe pareille ! On se sent impuissant face au déluge. » Il évoque aussi la résilience impressionnante du peuple thaïlandais : « Trois jours après la catastrophe et la perte de toute sa famille, dont sa femme et ses enfants, on a pu voir un homme reconstruire intégralement sa cabane avec juste des clous et un marteau. » Trois jours après cette mission, Mickael s’envolait vers une autre, cette fois en Indonésie. « Ce que l’on peut amener, si mince soit-il, c’est très important pour les gens, qui, de ce fait, ne se sentent pas seuls face au chaos, que ce soit en pleine guerre ou après une catastrophe naturelle. »

Mickael conclut : « La seule chose que l’on demande en échange de notre aide, c’est un sourire, et, en général, les gens le rendent bien ! »

Propos recueillis par Catherine Degans.