Pollution : les émissions de gaz à effet de serre ont atteint un niveau record en 2017

La concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, responsable du réchauffement climatique, a franchi en 2017 un nouveau seuil record de 405.5 millions de parties par million contre 403.3 millions un an plus tôt, s’et inquiété, ce jeudi, l’ONU.

Pire, rien n’indique une inversion de cette tendance, a déclaré, pour sa part, l’Organisation météorologique mondiale dans son bulletin annuel sur les gaz à effet de serre.

Selon l’expression consacrée, il y a comme de l’eau dans le gaz. Pour cause, l’ONU a de nouveau tiré, ce jeudi, la sonnette d’alarme au sujet du réchauffement climatique.

Cette fois-ci, l’organisme a indiqué que les gaz à effet de serre, à l’origine du réchauffement climatique, de la montée du niveau de la mer, de l’acidification des océans et d’une augmentation du nombre et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes, ont franchi des pics record de concentration dans l’atmosphère en 2017.

La quantité de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère a atteint l’an dernier un nouveau palier à l’échelle du globe : 405.5 millions de parties par million contre 403.3 millions un an plus tôt.

Une hausse de 2.2ppm inférieure à celle enregistrée en 2016, période pendant laquelle avait été enregistré un puissant épisode El Nino qui avait entraîné des épisodes de sécheresse dans les régions tropicales et avait réduit la capacité des forêts et de la végétation à absorber le CO2.

Il en va de même pour le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O) dont les émissions ont également explosé.

Plus inquiétant, rien n’indique une inversion de la tendance, a déclaré, jeudi, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dans son bulletin annuel sur les émissions de gaz à effet de serre.

“La science est claire. Sans réduction rapide du CO2 et des autres gaz à effet de serre, le changement climatique aura des conséquences de plus en destructrices et irréversibles pour la vie sur Terre. La fenêtre d’opportunité pour agir est pratiquement refermée” a déclaré le secrétaire général de l’OMM.

“La période propice à l’action est sur le point de s’achever” a-t-il avert, à quelques jours de la COP 24 sur le climat qui doit se tenir en décembre en Pologne.

 

 

Source: la tribune