Portrait Jean-Baptiste IBOT – GSCF

Jean-Baptiste IBOT est âgé de 35 ans, et il est basé dans le département 84.

Jean-Baptiste est sapeur-pompier dans un centre CEA, un commissariat d’énergie atomique, à Cadarache, dans le Vaucluse, depuis trois ans. Il occupe la fonction de sapeur-pompier pour le CEA en cas d’incendie ou de secours à victime, par exemple, mais il s’occupe aussi de la sécurité armée du centre. 

Avant cela, il a exercé sept années chez les sapeurs-pompiers de Paris. Jean-Baptiste a connu le GSCF il y a trois ans. Au sein de l’ONG, il fait partie de la FARH, la Force d’action rapide humanitaire. La FARH a été mise en place fin 2014*. 

Jean-Baptiste IBOT est parti en Ukraine en février dernier. Durant cette mission, il a apporté du matériel sur place, à destination des sapeurs-pompiers ukrainiens. Ce convoi a aussi été l’occasion, pour l’équipe du GSCF, de ramener à leur mère, partie se réfugier en Belgique, ses deux enfants, qu’elle n’avait pas vus depuis un mois. 

Selon Jean-Baptiste, ce moment a été émouvant. Il raconte : « Dans l’humanitaire, il y a une grosse part à l’image. Les photos sont très importantes. On peut ainsi rendre compte au public, aux donneurs, du travail que l’on fait. Par exemple, lors de cette mission en Ukraine, durant le retour, la nuit, les enfants dormaient dans le camion et il faisait froid. J’ai mis ma veste polaire sur les petits pour qu’ils aient plus chaud et j’ai pris la photo. Une image très forte. »

Jean-Baptiste ajoute : « J’ai aussi vécu des moments particuliers en faisant partie de la FARH . Ce sont souvent des interventions qui sortent de l’ordinaire. Ce sont des moments riches et touchants. » 

Et puis, selon Jean-Baptiste, effectuer des missions permet de rencontrer des gens extraordinaires. « Au départ d’une mission, on est sûr de ses capacités, mais on prend des leçons. On observe tous ces gens très forts, souvent dans le besoin, et on se sent tout petit face à eux et à tout ce qu’ils endurent. »

Jean-Baptiste a du temps à consacrer aux missions humanitaires. Il est entré au GSCF pour mettre ce temps et ses compétences au profit de gens dans le besoin. Pour lui, être sapeur-pompier est une vocation !

* Le premier déclenchement de la FARH s’est fait en avril 2015, pour un séisme au Népal. Ce premier départ a permis au GSCF de localiser et de sauver deux vies.

Propos recueillis par Catherine Degans.