Portrait Yacine Moufaddal – GSCF

Yacine Moufaddal, surnommé « Yaya », est sapeur-pompier professionnel à Rouen depuis 20 ans.

Âgé de 40 ans, Yacine a connu le GSCF il y a 6 ans par le biais de ses collègues rouennais. Il est adhérent de l’ONG depuis 3 ans. « Ça fait longtemps que je souhaitais travailler dans l’humanitaire. J’aime beaucoup voyager, avec, comme simple compagnon, un sac à dos », explique-t-il.

Passionné par la photo et la vidéo, Yaya réalise régulièrement des reportages pour le GSCF.  

La dernière mission de Yacine est l’Ukraine. Il a couvert l’événement en photos et en vidéos, mais il a aussi participé pleinement à cette mission aux côtés des pompiers ukrainiens. 

À l’issue du soutien matériel réalisé en Ukraine, nous nous sommes rendus en Pologne pour soutenir les réfugiés de la ville de Przemysl. « Sur place, on trouve des tentes qui permettent aux femmes, aux personnes âgées et aux enfants de se reposer après leur voyage. Ils y trouvent nourriture, vêtements et jouets. » 

Yacine ajoute : « Ce qui est déroutant, c’est qu’il y a énormément d’enfants, des mamans et des personnes âgées. Ces gens semblent perdus, en attente. Les Polonais sont parfaitement organisés avec, par exemple, un endroit France/Suisse/Belgique. Ces gens doivent avoir des connexions dans ces pays, mais ils ne savent pas s’ils vont pouvoir partir. De ce fait, l’ambiance y est très particulière. »

Autre fait marquant pour Yacine en Ukraine : la tension palpable sur le terrain. Il décrit : « Personne n’est rassuré, surtout quand nous étions aux côtés de nos collègues sapeurs-pompiers ukrainiens. » 

Yacine a aussi été amené, notamment, à couvrir le Liban. Sur place, il décrit les sourires des habitants démunis : « Le pays est ravagé économiquement. Au début, il y a toujours cette barrière quand j’arrive avec mon appareil photo. Il faut se faire discret. Tout le monde n’a pas envie d’exposer sa vie. Puis je passe facilement la barrière, car je suis ouvert et très jovial. Et, malgré tout, les pompiers, là-bas, ont le sourire. C’est un peuple extraordinaire. »

Une autre fois, toujours au Liban, Yacine est arrivé 3 jours après une fusillade qui a fait 7 morts pendant une manifestation du Hezbollah. Là encore, il raconte : « Dans ce quartier du Hezbollah, on a senti la tension et on a entendu des coups de feu. Un correspondant m’a alors dit : “Là, Yaya, pas de photos ni vidéos.” On passait pas mal de check-points dans la ville et, à chaque fois, c’était très tendu. »   

Pour conclure, Yacine se dit épanoui au sein du GSCF. Il décrit une formidable ONG, familiale : « J’ai pu allier mon métier de sapeur-pompier professionnel avec les missions humanitaires, ainsi que ma passion : la photo ! », conclut-il.