Prévention des feux de forêt

90% des départs de feux de forêt ont pour origine les activités humaines, et la moitié d’entre eux sont dus à des imprudences.

La France est le quatrième pays le plus boisé d’Europe avec 16.9 millions d’hectares de forêt sur son territoire métropolitain. L’importance de ses surfaces boisées le rend vulnérable au risque incendie de forêt, notamment en période estivale.

Les régions du sud-ouest avec le massif aquitain (Nouvelle-Aquitaine) et du sud-est avec ses forêts méditerranéennes (Auvergne, Rhône-Alpes, Corse, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur) sont les régions les plus exposées à ce risque.

Chaque année, c’est en moyenne 500 000 hectares de forêts qui sont détruits par les feux de forêts dans les régions méditerranéennes européennes. 90% des départs de feux ont pour origine l’activité humaine. La moitié d’entre eux sont dus à des imprudences et pourraient être évités en appliquant les bons gestes au quotidien.

La prévention du risque incendie de forêt passe avant tout par des comportements responsables. Des acteurs locaux très impliqués mènent des actions de prévention récurrentes, mais certains comportements méritent encore d’être expliqués.

Une vigilance tout au long de l’année

Si ces gestes de prévention concernent l’été, qui représente une période à fort risque, la prévention des incendies doit se faire tout au long de l’année, avec notamment:

  • le débroussaillage de son habitation: un terrain débroussaillé permet au feu de passer sans provoquer de grands dommages et facilite le travail es sapeurs-pompiers;
  • la préparation de sa maison: la conception d’un bâtiment, de par ses aménagements et son entretien, permet de le rendre moins vulnérable à l’incendie (avec des matériaux étanches et durables, le nettoyage des toitures et gouttières, l’éloignement des matériaux dangereux et inflammables).

Un risque majoritairement d’origine humaine

L’incendie de forêt est “une combustion qui se développe sans contrôle, dans le temps et l’espace”. En plus des forêts au sens strict, les incendies concernent des formations subforestières de petite taille: le maquis, la garrigue, la lande…

L’activité humaine est la principal cause de déclenchements d’incendies. La moitié de ces feux  sont dus à es imprudences ou à des comportements dangereux, aussi bien de touristes que de riverains. Plus de la moitié des départs de feux pourrait être évitée en appliquant les bons gestes au quotidien.

En 2017, 123 000 hectares ont brûlé en Espagne, 442 000 hectares au Portugal et 133 personnes ont péri dans la péninsule ibérique. Le système français de prévention et de lutte contre les incendies a montré son efficacité puisque la France a subi quant à elle 24 000 hectares de pertes sans victime en 2017.

Le changement climatique, un facteur aggravant du risque incendie?

Selon l’Observatoire national su les effets du réchauffement climatique (ONERC), dès 2040 les dérèglements climatiques  perturberaient les conditions climatiques puisqu’une sécheresse extrême conjuguée à une canicule intense pourraient avoir lieu durablement et régulièrement durant les étés dans les territoires méditerranéens. Et dès 2060, les conditions climatiques deviendraient défavorables à certaines espèces de ces régions.

Ainsi, les effets du changement climatique peuvent aggraver le risque incendie de forêt: les zones exposées à ce risque devraient s’étendre en France métropolitaine vers le Nord-Ouest (Pays-de-la-Loire, Val-de-Loire et Bretagne). Dans les zones déjà touchées, les risques d’incendies pourraient s’étendre à la moyenne montagne.

Il est également probable que la saison des incendies de forêts s’allonge dans l’année, passant ainsi de 3 mois actuellement à 6 mois dans un avenir proche. Les incendies devraient être plus intenses et plus rapides compte tenu des sécheresses accrues, et l’augmentation de grands feux pourrait entraîner de fortes régressions des peuplements forestiers dans les zones les plus exposées.

 

Source: accès

 

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