Trois fois plus de tempêtes violentes et d’inondations attendues en Europe

De nouvelles recherches menées par les scientifiques de l’Université d’Exeter (Royaume-Uni) n’envisagent rien de bon. La fréquence des tempêtes violentes pourrait être multipliée par trois d’ici la fin du siècle en Europe et en Amérique du Nord.

Les cyclones extra-tropicaux jouent un rôle clé dans la variabilité climatique des régions nord-américaine et européenne. Vous retrouverez des zones de basse pression atmosphérique au centre de la tempête, avec autour s’enroulant de l’air aspiré dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

Cette configuration amène alors de l’air chaud venu du Sud et de l’air frais venu du Nord à se rencontrer. Des précipitations abondantes responsables de grandes inondations se forment alors.

Des phénomènes qui pourraient être multipliés par trois d’ici la fin du siècle, à mesure que les températures se réchauffent, prévient une étude.

“On s’attend à ce que d’extrêmes précipitations augmentent en intensité et en fréquence dans un climat plus chaud” explique le principal auteur de l’étude publiée dans la revue Environmental research Letters. 

Le chercheur note également que des politiques devront être menées dans le but d’anticiper et de se préparer à ces changements climatiques.

Le nombre de cyclones intenses multiplié par trois

Les chercheurs ont ici analysé les comportements des tempêtes actuelles et futures en utilisant des techniques de modélisation et de suivi. En prenant en compte les prévisions attendues du réchauffement climatique, l’équipe a été en mesure d’évaluer les changements de fréquence et d’intensité de ces cyclones à l’avenir.

Il en ressort une réduction attendue du nombre total de cyclones extra-tropicaux dans l’hémisphère nord. En revanche, le nombre de cyclones extra-tropicaux à précipitation intense augmenterait considérablement d’ici la fin du siècle (multipliés par 3 en Amérique du Nord et en Europe).

Comprendre le comportement des cyclones pour anticiper leurs impacts futurs

Pour l’auteur de l’étude notre capacité à prévoir où et à quelle fréquence ces tempêtes pourraient se produire est importante.

Ces informations pourraient en effet nous permettre de mettre en place les mesures nécessaires pour atténuer l’impact de ces phénomènes météorologiques extrêmes sur les sociétés.

 

Source: sciencepost