Un plan anti-agression pour les pompiers

Un protocole de prévention a été signé ce jeudi 14 septembre avec les forces de l’ordre pour leur permettre d’intervenir en toute sécurité.

La tendance n’est pas propre au métier de sapeur-pompier qui reste « l’une des professions les plus chéries dans le cœur des Français », selon les mots du colonel Bertrand Vidot nommé en février dernier directeur du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS). Les cas d’agressions physiques et verbales sont en augmentation dans l’ensemble des professions dépositaires de l’autorité publique (gendarmerie, police nationale, police municipale). Pour ce qui est des pompiers de la Somme, cela représente treize cas d’agressions commises depuis le début de l’année et qui ont concerné 30 sapeurs-pompiers au total. Soit 13 dossiers de plaintes déposées par le SDIS pour insultes, violences physiques, menaces de mort, etc., en huit mois.

 

Des chiffres inquiétants qui ont amené le ministère de l’Intérieur à vouloir formaliser la coopération avec les forces de l’ordre qui assurent la sécurité des pompiers lors de leurs interventions. Dans la Somme, si le dispositif est déjà bien rodé, il a été officialisé ce jeudi 14 septembre lors de la signature d’un protocole de prévention par le préfet Philippe De Mester, le colonel Bertrand Vidot, le colonel Didier Fortin, commandant du groupement de gendarmerie départemental, et Nathalie Skiba, directrice départementale de la sécurité publique. « Ce protocole définit par écrit les conditions dans lesquelles tout le monde coopère afin d’assurer au mieux la sécurité des pompiers. Sachant que lors de chacune de leurs interventions, des informations remontent au niveau des centres opérationnels déclenchant immédiatement, lorsque cela est nécessaire, l’intervention des services de la gendarmerie et de la police nationale », indique Philippe De Mester, rappelant la nécessité de rester réactif face à « ce phénomène qui a tendance à se développer et ces comportements intolérables qui compliquent la mission déjà très délicate des sapeurs-pompiers ».

 

Source : Courrier Picard