Un séisme de magnitude 7 a frappé l’est de l’Indonésie

Des vagues de tsunami sont « possibles » dans un rayon de 300 kilomètres autour des îles Moluques, ainsi que d’éventuelles « répliques ».

Un fort séisme de magnitude 7 a frappé les îles Moluques, dans l’est de l’Indonésie, mercredi 18 janvier, selon l’institut sismologique américain USGS. L’épicentre du tremblement de terre était situé à 150 kilomètres au nord-ouest de l’île orientale de Halmahera dans l’archipel des Moluques, à une profondeur de 48 kilomètres, a précisé l’USGS.

Le centre d’alerte aux tsunamis du Pacifique (PTWC), basé à Hawaï, a ajouté que des vagues d’un tsunami étaient « possibles » jusqu’à 300 kilomètres autour de l’épicentre. L’agence indonésienne de météorologie, de climatologie et de géophysique (BMKG) a, elle, mis en garde contre de possibles répliques.

Le séisme s’est produit à 13 h 06 locales (6 h 06 GMT). Mesuré à une magnitude de 7,2 initialement, sa magnitude a par la suite été révisée à 7 par l’USGS.

Une activité sismique et volcanique fréquente

L’Indonésie connaît une activité sismique et volcanique fréquente en raison de sa position sur la « ceinture de feu » du Pacifique, où les plaques tectoniques entrent en collision. Le 21 novembre dernier, 602 personnes avaient péri dans un séisme de magnitude 5,6 qui avait secoué la province densément peuplée de Java occidental, sur l’île principale de Java.

Le séisme le plus meurtrier en Indonésie, survenu au large de Sumatra le 26 décembre 2004, avait fait plus de 230 000 morts jusqu’au Sri Lanka, en Inde et en Thaïlande et avait provoqué des vagues gigantesques, atteignant jusqu’à 30 mètres de hauteur sur le rivage de Banda Aceh, au nord de Sumatra. Il était de magnitude 9,1.

Le Groupe de Secours Catastrophe Français engagea des équipes de secours sur place très rapidement et sur une période importante dans le but de palier à l’urgence de la situation d’une part, et d’améliorer les conditions sanitaires se dégradant d’autre part, notamment par l’apport d’unités de production d’eau potable.

Le GSCF effectuera ainsi 4 missions suite au tsunami:

– Tsunami en Thaïlande (déc.2004)
– Tsunami en Indonésie (janv. 2005)
– Mission « Smile & Care » en Thaïlande (fév. 2005)
– Mission d’évaluation au Sofitel Khao-lak (juin 2005)

Le tsunami du 26 décembre 2004, par sa force, sa violence et son étendue, a marqué les esprits. Il a ainsi fait l’objet de diverses études et analyses, parmi lesquelles celle de Thierry VELU, Président-Fondateur du GSCF : 26 décembre 2004, le jour où la mer a tué