Une bagarre de rue se termine dans la caserne des pompiers

On pourrait penser qu’un centre d’incendie et de secours (CIS) reste aux yeux de tous un lieu sanctuarisé. Même pas ! « Vous savez, des médecins ou des infirmières se font bien violenter aux urgences. Pourquoi ça serait différent chez les pompiers ? », se désole un policier quelque peu désabusé.

 

Il est un peu plus de 22 heures, ce jeudi soir, quand une bagarre de rue éclate non loin de la mairie de Wasquehal. Toujours est-il que deux individus réussissent à s’échapper et profitent de la sortie d’un fourgon-pompe tonne du CIS de Wasquehal pour se réfugier à l’intérieur de la caserne.

 

« Nous partions pour un feu de voiture, explique le capitaine Guy Burggraeve, le chef de centre. Mes hommes ont vu deux individus s’introduire dans le bâtiment. Ils ont alors fait demi-tour ». Mais à peine ont-ils le temps de mettre pied à terre que la situation s’envenime. Les sapeurs-pompiers sont pris à partie par une dizaine d’individus, regroupés devant les portes, bien décidés à en découdre avec les deux fuyards.

Mais alors que certains soldats du feu tentent de calmer les esprits, vers 22h15, la bande entière pénètre à l’intérieur du centre. S’en suit un chahut mêlant agresseurs, agressés et sapeurs pompiers.

L’objectif des soldats du feu était alors de protéger les deux victimes mais aussi, et surtout, de faire sortir cette bande de la caserne. Du matériel d’intervention a été bousculé mais il n’y a pas de dégâts importants, sous réserve d’inventaire.

 

Vers 23 heures, les policiers ont reçu le renfort de plusieurs cars de CRS qui ont sécurisé les lieux. Une plainte devrait être déposée par le chef de centre pour « intrusion » et « violences volontaires ». Une enquête a été ouverte pour comprendre les raisons de cette soudaine flambée de violences.

Le jeune homme interpellé, il serait âgé d’à peine 14 ans, a été conduit au commissariat de police de Roubaix pour être auditionné. Ce jeudi soir, les autres membres de la bande étaient activement recherchés par les forces de l’ordre.