Une épidémie mortelle de choléra se propage au Liban.

Plus de 1400 cas suspects ont été signalés à travers le pays, rapporte l’OMS. L’épidémie de choléra, qui s’est propagée à tout le pays, affecte également la Syrie depuis le mois de septembre.

Certaines familles ont été particulièrement touchées par la maladie. Les enfants attendent d’être vaccinés. Tous ont bu la même eau contaminée parce qu’ils n’avaient pas d’autre choix. En effet l’eau en bouteille est devenue trop chère. Le choléra avait disparu depuis plus de 30 ans au Liban.

L’épidémie, initialement confinée au nord déshérité, s’est «rapidement propagée», avec des cas confirmés désormais signalés dans tout le pays. Depuis le 5 octobre, plus de 1400 cas suspects ont été signalés à travers le pays, dont 381 cas confirmés et 17 décès.

Une épidémie favorisée par l’absence d’égouts et d’eau potable

Cette situation a incité l’OMS à aider le Liban à obtenir 600 000 doses de vaccins contre le choléra. Les efforts pour obtenir plus de doses sont «en cours compte tenu de la propagation rapide de l’épidémie», a déclaré l’OMS.

Le choléra est une infection diarrhéique aiguë qui se propage généralement par l’eau et les aliments contaminés par des matières fécales en raison d’une mauvaise gestion des eaux usées et de mauvaises pratiques d’hygiène. Sa propagation est donc étroitement liée à un accès insuffisant à l’eau potable et à l’assainissement. Le choléra peut avoir de graves conséquences sur la santé, voire entraîner la mort s’il n’est pas traité. La diarrhée et la déshydratation sévères en sont les principales complications.

Le GSCF, solidaire depuis des années des Libanais, est attentif à la situation du pays et reste ouvert à toute demande de soutien des autorités.