Virus du Nil : une épidémie sans précédent

Dans le sud de la France, 24 cas ont été enregistrés. On en dénombre 550  en Italie et près de 300 en Grèce.

Le pourtour méditerranéen connaît depuis début juillet une épidémie sans précédent d’infections par le virus du Nil occidental : 24 cas recensés dans trois régions (Paca, Corse et Occitanie), selon le dernier bilan de santé publique de France.

La maladie est transmise par le moustique de genre Culex.

Connu depuis 1937, le virus du Nil occidental, sévit chaque année entre juin et novembre en Europe du Sud. Il a été décelé en France pour la première fois en 1962.

“L’épidémie de 2018 est la plus importante jamais constatée dans notre pays” souligne le bilan de Santé publique. Une situation conforme à ce qui est observé en Europe du Sud, où la circulation du virus est plus précoce et plus importante que d’habitude : 550 cas ont été enregistrés en Italie et 302 en Grèce.

Les oiseaux constituent le réservoir principal du virus. Le moustique s’infecte en piquant un oiseau contaminé, puis transmet le virus lors d’une nouvelle piqûre à un oiseau ou un à un hôte accidentel, comme l’homme ou le cheval.

Mais ces derniers ne peuvent servir de réservoir et infecter à leur tour d’autres moustiques. Il n’y a donc aucune transmission possible du cheval à l’homme, ni de l’homme à l’homme.

Chez l’homme, l’infection est asymptomatique dans 80% des cas. Lorsqu’elle se manifeste, la maladie se traduit, après une période d’incubation de 3 à 15 jours, par un syndrome proche de la grippe (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires…).

Dans environ 1 cas sur 150, elle peut entraîner des complications neurologiques graves, comme des méningites, une paralysie ou un syndrome de Guillain Barré.

A ce jour, 6 personnes ont été atteintes d’une forme neuro-invasive nécessitant une hospitalisation. Elles sont en voie de guérison, selon l’ARS. 85 personnes sont mortes en Italie et en Grèce depuis le début de l’épidémie, selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies.

 

 

Source : le figaro