Anticiper les catastrophes de demain pour mieux protéger les populations et les intervenants
Après les inondations, les feux de forêt. Le Groupe de Secours Catastrophe Français franchit une nouvelle étape dans sa réflexion stratégique engagée au printemps 2026.
L’intervention sur les incendies ne faisait jusqu’à présent pas partie des vocations du GSCF, mais ce risque évolue, et on le voit aujourd’hui en Europe comme au Canada ou aux États-Unis : les feux de forêt s’imposent désormais comme l’une des grandes menaces des prochaines décennies.
Comme les inondations, ils gagnent en intensité, en fréquence et en étendue, au point de dépasser rapidement les moyens européens mis en place. Les incendies majeurs qui frappent chaque été l’Europe du Sud, mais aussi désormais des territoires jusqu’ici épargnés, laissent derrière eux des familles évacuées dans l’urgence, des habitations détruites, des villages entiers privés de ressources.
Les inondations ont montré à quel point l’accompagnement des habitants, avec la mise à l’abri, l’assistance et le soutien matériel et humain, est aussi essentiel que l’action d’urgence elle-même. Les feux de forêt imposent aujourd’hui la même exigence. Face à ce constat, le GSCF considère que les prochaines années devront intégrer, comme pour les inondations, de véritables moyens de soutien aux populations sinistrées par les feux de forêt, aussi bien sur le domaine européen qu’international.
Le GSCF est d’ores et déjà disponible dès cet été si des besoins importants venaient à être exprimés sur le plan européen ou international, notamment pour le soutien aux populations sinistrées et l’appui logistique aux dispositifs engagés. Fort de plus de 200 missions internationales et d’une capacité de déploiement en moins de 3 heures, le GSCF répondra présent si la situation l’exige.
Dans cette dynamique, Thierry Velu, président fondateur du GSCF, se rendra dans les prochains jours en Croatie afin d’échanger également sur ce sujet avec ses interlocuteurs locaux. Ce déplacement s’inscrit dans la continuité des études et échanges engagés avec plusieurs pays pour analyser les retours d’expérience, les doctrines existantes et les solutions techniques les plus pertinentes.
Cette ambition représentera, s’il est mené en totalité et bien entendu suivant la générosité des donateurs, un investissement de plus de 500 000 euros. Ce montant couvre l’acquisition des moyens roulants adaptés, des équipements de protection individuelle de dernière génération, de la logistique de soutien aux populations et des matériels nécessaires aux déploiements en colonne sur des théâtres d’opérations exigeants.
Le GSCF devra également trouver des moyens humains en interne. En effet, beaucoup de ses pompiers sont déjà engagés auprès de leur SDIS sur les feux de forêt durant la saison estivale, ce qui impose de réfléchir à une organisation permettant de constituer des équipes disponibles sans fragiliser les dispositifs nationaux existants.
Fidèle à sa méthode, le GSCF entend construire cette capacité avec rigueur et progressivité. La sécurité des équipes engagées demeure la priorité absolue de ce projet.
À l’horizon 2027, cette nouvelle capacité pourrait permettre au GSCF d’apporter une réponse complète face à l’un des risques majeurs des prochaines décennies : intervenir, mais aussi accompagner, soutenir et aider les populations à se relever.
Comme il l’a toujours fait depuis 1999, le GSCF anticipe les catastrophes de demain pour mieux protéger les populations et les intervenants.
Pour relire notre première annonce sur ce projet : Feux de forêt, une nouvelle capacité stratégique à l’étude au sein du GSCF






