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À seize ans, j’ai enfilé pour la première fois une tenue de sapeur-pompier volontaire. Je ne savais pas encore que ce geste allait orienter toute ma vie. À vingt ans, je devenais pompier professionnel. Et jamais, à cette époque, je n’aurais imaginé qu’un jour je monterais une structure comme le Groupe de Secours Catastrophe Français.
Un engagement né très jeune
L’envie de porter secours ne s’explique pas toujours avec des mots. Pour moi, elle est venue tôt, et elle ne m’a plus quitté. Le métier de pompier, qu’il soit volontaire ou professionnel, apprend des choses qu’aucune école ne transmet vraiment : le sang-froid quand tout s’effondre, la solidarité dans l’urgence, et cette certitude que chaque minute peut faire la différence entre une vie sauvée et une vie perdue.
Ces années de terrain ont forgé ma conviction. Mais elles ont aussi révélé un manque. En France, peu de structures permettaient aux pompiers de mettre leurs compétences au service des victimes de catastrophes, au-delà de nos frontières. C’est ce constat qui a tout déclenché.
La création du GSCF en 1999
J’ai fondé le GSCF en 1999. L’idée était simple à formuler, mais difficile à concrétiser : réunir des sapeurs-pompiers capables d’intervenir là où la catastrophe frappe, en France comme à l’international, avec le sérieux et la rigueur de notre métier.
Je ne vais pas le cacher : le chemin a été semé d’embûches. Tout construire, presque seul au départ, sans toujours trouver l’aide qu’on espère, est une épreuve. J’ai souvent regretté de ne pas avoir été davantage soutenu dans ces premières années. Si je partage cela aujourd’hui, ce n’est pas par amertume, mais parce que ce parcours compliqué fait partie de l’histoire du GSCF et parce que je veux que ceux qui viendront après nous aient les appuis qui m’ont parfois manqué.
Choisir la qualité, toujours
Au fil des missions, une ligne de conduite s’est imposée à moi : la qualité avant tout. Dans un monde où certains préfèrent niveler par le bas, j’ai fait le choix inverse. La preuve de notre valeur, ce sont nos interventions, nos sauvetages, le sérieux de notre préparation et de nos équipes formées aux standards internationaux du sauvetage-déblaiement.
Cette exigence a un prix : elle demande plus de formation, plus de rigueur, plus d’humilité aussi. Car secourir, ce n’est pas se mettre en avant. C’est garder les pieds sur terre, rester au service des plus vulnérables, et accepter que le vrai résultat se mesure sur le terrain, pas dans les discours.
Le rêve que je porte pour le GSCF
Aujourd’hui, je regarde le chemin parcouru avec fierté, mais sans jamais m’en satisfaire. Mon ambition est claire : que le GSCF devienne l’une des plus importantes ONG de sauvetage en France dans le domaine des pompiers humanitaires.
Et un jour, je souhaite passer le flambeau. Transmettre cette structure à celles et ceux qui la feront grandir, en gardant intactes ses valeurs : la qualité, l’humilité, l’engagement. Je crois ce rêve réalisable. Le chemin est encore long, mais il est le nôtre. Nous le construisons mission après mission, sauvetage après sauvetage.
Si vous partagez cette vision, vous pouvez nous rejoindre, nous soutenir, ou simplement faire connaître le travail de nos équipes. Chaque aide compte.







