Gironde, Var, Loire-Atlantique, Espagne, Sicile, Écosse : l’été 2026 brûle. Et après ? Après la sécheresse et le feu viendront les orages et l’eau. Feux de forêt et inondations se partagent désormais le premier rang des risques majeurs en France. Le Groupe de Secours Catastrophe Français (GSCF) le répète depuis 1999 et appelle citoyens, communes et donateurs à se préparer, avant la prochaine catastrophe.
Un été sous le feu, en France comme en Europe
Au moment où nous publions ces lignes, la Gironde affronte l’un des incendies les plus violents de ces dernières années : près de 9 000 hectares parcourus, l’évacuation totale de la presqu’île du Cap-Ferret, des milliers d’habitants et de vacanciers déplacés dans l’urgence, des habitations atteintes par les flammes. Le Var et la Loire-Atlantique ont également été frappés, y compris dans des zones jusqu’ici épargnées. Deux sapeurs-pompiers ont perdu la vie en Gironde. Le GSCF s’incline une nouvelle fois devant leur mémoire et renouvelle son soutien à leurs familles et à leurs frères d’armes.
Au-delà de nos frontières, le constat est identique. L’Espagne lutte contre l’un des feux les plus complexes de son histoire dans la province de Guadalajara, où plus de 30 000 hectares sont partis en fumée. La Sicile a recensé plus d’un millier de départs de feu en quelques jours, mobilisant des milliers de secouristes. Un pompier y a également perdu la vie. Jusqu’à l’Écosse, territoire que l’on croyait à l’abri, les flammes progressent.
Ce qui était exceptionnel devient la norme
Le GSCF le rappelait le 19 juin dernier : l’inondation reste l’aléa naturel le plus fréquent en France, le premier risque reconnu par les pouvoirs publics. Les feux de forêt s’imposent désormais à ses côtés, au premier rang des menaces qui pèsent sur notre pays. Ce sont les deux visages d’une même réalité : après la canicule et la sécheresse vient le feu, après l’orage vient l’eau. Les saisons à risque s’allongent, les territoires touchés s’étendent, les moyens de lutte, aussi courageux et professionnels soient-ils, arrivent à saturation.
La question n’est donc plus de savoir si la catastrophe surviendra, mais quand, et si nous serons prêts.
Et après ? Après le feu, l’eau
Car il faut le dire clairement : quand les derniers foyers seront éteints, le risque ne disparaîtra pas. Il changera de visage. Les sols durcis par la sécheresse et stérilisés par les flammes n’absorbent plus l’eau. Les premiers gros orages de la fin de l’été ruisselleront sur ces terres comme sur du béton, provoquant crues soudaines et coulées de boue. Les orages du 18 juin dans la Somme et le Cambrésis l’ont déjà montré : quelques minutes suffisent pour inonder des caves, couper l’électricité, paralyser une commune. Se préparer aujourd’hui, c’est se préparer aux deux : au feu qui frappe maintenant, à l’eau qui suivra.
Le GSCF se bat sur ce front depuis 1999
Le Groupe de Secours Catastrophe Français ne découvre pas ce combat : il le mène. Depuis 1999, l’association de pompiers humanitaires anticipe les catastrophes pour mieux protéger les populations et les intervenants. Le GSCF est aujourd’hui la plus importante ONG de sapeurs-pompiers en France dans le domaine du secours international et de la réserve de matériel.
Cette expérience du terrain, acquise des séismes aux inondations, et sa capacité de déploiement en moins de 3 heures fondent aujourd’hui sa réponse face aux feux de forêt.
Des actes, pas seulement des constats
Le 7 juillet, le GSCF a annoncé l’intégration du soutien aux populations sinistrées par les feux de forêt dans sa future capacité opérationnelle : un projet de plus de 500 000 euros, avec une disponibilité dès cet été si des besoins importants venaient à être exprimés sur le plan européen ou international.
Pour les communes françaises, la réserve opérationnelle nationale du GSCF est déjà une réalité : du matériel neuf, une intervention gratuite, un déploiement en 24 à 48 heures au profit des collectivités sinistrées.
Un livre essentiel, totalement gratuit
Pour chaque citoyen, le GSCF met gratuitement à disposition le livre « Tout peut changer en une minute » de Thierry Velu, afin que chacun connaisse les bons réflexes avant, pendant et après une crise. Un savoir vital, accessible à tous, sans aucune contrepartie.
Découvrir le livre gratuitEnfin, le futur centre opérationnel et administratif national, dont l’implantation sera arrêtée au plus tard le 15 septembre 2026, viendra démultiplier ces capacités au service des populations, en France comme à l’international.
L’appel du GSCF
Aux citoyens : 9 feux sur 10 sont d’origine humaine. Adopter les bons réflexes, c’est déjà protéger des vies.
Aux communes : n’attendez pas la crise pour vous préparer. Rejoignez la réserve opérationnelle du GSCF et conventionnez avant l’événement.
Aux donateurs et aux entreprises : la capacité feux de forêt du GSCF ne verra le jour qu’avec votre soutien. Chaque don compte.
« Nous ne pouvons plus faire comme si ces images venaient d’ailleurs. Elles sont chez nous, en Gironde, dans le Var, chez nos voisins européens. Le GSCF se bat depuis 1999 pour que les populations soient mieux protégées et mieux préparées. Nous continuerons, avec tous ceux qui voudront se battre à nos côtés. »
À propos du GSCF
Le Groupe de Secours Catastrophe Français (GSCF), ONG de pompiers humanitaires fondée en 1999, a mené plus de 200 missions internationales dans plus de 35 pays, sur les 5 continents. Contact : direction@pompiers-gscf.org · www.gscf.fr






