Le Groupe de Secours Catastrophe Français (GSCF) annonce la création de la Journée internationale des pompiers humanitaires, fixée au 7 décembre. Le site officiel de la Journée est en ligne. La première édition aura lieu le 7 décembre 2026.
Un engagement sans date
Partout dans le monde, des sapeurs-pompiers quittent leur famille, leur caserne et leur pays pour porter secours à des populations qui ne sont pas les leurs. Séismes, inondations, incendies, conflits : ils partent, souvent dans l’urgence, parfois sans savoir ce qu’ils vont trouver.
Cet engagement n’avait aucune date. La journée internationale des pompiers, le 4 mai, honore l’ensemble de la profession. La journée mondiale de l’aide humanitaire, le 19 août, rend hommage aux travailleurs humanitaires. Aucune ne couvre celles et ceux qui sont les deux à la fois.
Pourquoi le 7 décembre
Le 7 décembre 1988, un séisme de magnitude 6,9 frappait le nord de l’Arménie. Spitak, Leninakan et Kirovakan étaient dévastées. Le bilan dépassait 25 000 morts.
Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Union soviétique ouvrait son territoire à l’aide d’urgence étrangère. 111 pays apportaient leur concours. Des équipes venues du monde entier fouillaient les mêmes ruines, dans un froid extrême et sans coordination d’ensemble.
Avec le séisme de Mexico en 1985, cette mobilisation a révélé la nécessité de normaliser et de coordonner la recherche et le sauvetage en milieu urbain. Ces deux catastrophes conduiront à la création d’INSARAG en 1991, sous l’égide des Nations unies.
Choisir cette date, c’est rappeler d’où vient cet engagement. C’est aussi, pour le GSCF, un point de départ : Thierry Velu, son président-fondateur, était en Arménie à 18 ans, jeune sapeur-pompier. Onze ans plus tard, il créait le GSCF.
Ce que propose la Journée
La Journée internationale des pompiers humanitaires poursuit trois objectifs : faire reconnaître cet engagement, honorer la mémoire de celles et ceux qui ne sont pas revenus, et encourager la coopération entre les services de secours de tous les pays.
Chacun peut s’en saisir à sa mesure :
- Services de secours et ONG : relayer la date, organiser un temps de recueillement, ouvrir une caserne au public, mettre à l’honneur les équipes engagées à l’international.
- Collectivités : associer la journée aux actions de prévention et de préparation du territoire, et saluer les sapeurs-pompiers de la commune partis en mission.
- Citoyens : faire connaître la date, partager les récits de mission, soutenir les structures qui rendent ces départs possibles.
Un nom protégé, un usage ouvert
« Journée internationale des pompiers humanitaires » et son emblème font l’objet d’une marque figurative déposée auprès de l’INPI sous le numéro 5250769.
Ce dépôt ne vise pas à restreindre l’usage, mais à le garantir. Le nom et le logo sont mis gratuitement à disposition des structures à but non lucratif du secours, partout dans le monde, sous réserve d’accepter la charte d’usage et de signaler leur utilisation par formulaire. Les structures associées sont présentées sur le site de la Journée. Les demandes pour l’édition du 7 décembre sont reçues jusqu’au 1er novembre.
Vous voulez vous associer à la Journée ?
Le site officiel présente la date, son origine, les modalités de participation et la charte d’usage du logo. Un dossier de presse y est également consultable.
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Site officiel : journee-internationale-pompiers-humanitaires.org






