Thierry Velu reconduit à la présidence du GSCF
Lors de l’Assemblée Générale du 13 juin 2026, les adhérents du Groupe de Secours Catastrophe Français ont élu un nouveau Conseil d’administration, qui a reconduit Thierry Velu dans ses fonctions de Président. Une nouvelle étape pour l’association fondée en 1999, placée sous le signe de la fidélité à la mission et de la préparation de l’avenir.
Dans le cadre de l’évolution des statuts du GSCF, les membres du Conseil d’administration en fonction ont présenté leur démission collective, afin de garantir la conformité de la gouvernance et une totale transparence du processus. Tous ont souhaité se représenter devant l’Assemblée Générale, qui les a reconduits à l’unanimité. Ce vote unanime témoigne du travail accompli depuis des années au service de la mission, et de la reconnaissance des adhérents envers celles et ceux qui font vivre l’association.
Réuni immédiatement après l’Assemblée Générale, le Conseil d’administration nouvellement élu a procédé à la nomination du Président, conformément aux statuts. Thierry Velu, membre fondateur, a été élu Président à l’unanimité. Émilie Coquel a ensuite été nommée Vice-Présidente.
Le nouveau Conseil d’administration se compose ainsi :
Président : Thierry Velu
Vice-Présidente : Émilie Coquel
Administrateurs : Gentil De Passos, Damien Dupety, Vincent Vaudevire
Le mot du Président
Chères et chers membres, chers amis du GSCF,
Ce 13 juin, à l’issue de la réunion de notre conseil d’administration, vous venez de me reconduire dans mes fonctions de Président du Groupe de Secours Catastrophe Français.
Permettez-moi de vous répondre avec la franchise qui m’a toujours caractérisé, car vous méritez autre chose que des formules convenues.
L’année écoulée a une nouvelle fois démontré l’utilité de notre engagement. Grâce à vous, le GSCF a poursuivi ses actions de secours, de formation et de soutien aux populations touchées par les catastrophes, tout en consolidant son organisation et ses capacités opérationnelles.
Alors, que dire après tant d’années à la tête de cette organisation que j’ai fondée en 1999 ?
Je dirai d’abord la fierté. Une fierté immense, intacte, qui ne faiblit pas. J’aime profondément ce que je fais. J’aime cette mission, ces équipes, cet engagement, et je ne m’en lasse pas. Fierté de ce que nous avons bâti ensemble, à partir de presque rien. Fierté de nos engagements sur le terrain, en France comme à l’international, là où chaque seconde compte et où chaque vie sauvée justifie à elle seule des années de préparation, d’efforts et de sacrifices. Des décombres du Népal en 2015 aux ruines de la Turquie en 2023, nos équipes ont prouvé, mission après mission, que l’engagement humanitaire des sapeurs-pompiers français a un sens, une valeur et une utilité que rien ne saurait remplacer. Cette fierté, je la partage avec chacune et chacun d’entre vous, bénévoles, salariés, donateurs, partenaires et soutiens de la première heure.
Mais je dirai aussi, avec franchise, qu’il m’arrive parfois de m’interroger sur la capacité de notre modèle associatif à continuer d’assumer seul un poids administratif devenu considérable.
Car il serait malhonnête de le taire. Nous sommes arrivés, au fil des années, dans un schéma où la bureaucratie, les contraintes administratives et les risques juridiques pris par les dirigeants associatifs sont devenus démesurés. Démesurés au regard de notre mission première, qui est et restera toujours de porter secours aux populations frappées par les catastrophes.
Chaque année qui passe ajoute son lot de règlements, de procédures, de justifications et de responsabilités personnelles qui pèsent lourdement sur les épaules de ceux qui acceptent de s’engager. Plus grave encore, ce poids décourage trop souvent celles et ceux qui souhaitent avancer, qui ont l’envie, l’énergie et les idées pour faire grandir notre association, mais que la complexité administrative finit par éloigner. Cette charge freine les bonnes volontés et détourne une énergie précieuse qui devrait être consacrée à l’essentiel : le terrain, la formation, le secours.
Pourtant, malgré ces difficultés, je reste convaincu que notre modèle a un avenir. Depuis plusieurs années, nous travaillons à consolider notre organisation, à moderniser notre fonctionnement et à préparer les évolutions nécessaires pour que le GSCF continue à remplir sa mission dans les décennies à venir.
Les prochaines années devront être celles de la transmission, du renforcement de notre gouvernance, de la modernisation de nos outils et du développement de nouveaux partenariats afin de garantir la pérennité de notre mission.
C’est dans ce contexte que j’ai longuement réfléchi avant de me représenter. Cette décision ne fut pas prise à la légère. J’ai pesé, soupesé, mesuré chaque enjeu. Mais si j’ai finalement choisi de poursuivre, c’est par fidélité, et parce que je crois trop fort en ce que nous faisons pour baisser les bras. Fidélité à l’engagement pris il y a vingt-sept ans. Fidélité à nos valeurs. Fidélité à toutes celles et ceux que nous avons arrachés aux décombres, et à tous ceux que nous continuerons de secourir demain. Et tant que je serai à la barre, je continuerai d’avancer avec la même détermination qu’au premier jour.
Pour autant, je veux être clair, et je le dis sans détour même si je le répète depuis vingt-sept ans : je ne pourrai pas porter seul, indéfiniment, le poids de cette responsabilité. L’avenir du GSCF doit s’écrire collectivement. Il dépend de l’engagement de chacun, de la présence de nouveaux administrateurs, et d’une mobilisation qui doit se construire dès aujourd’hui. Je lance donc ici un appel sincère et solennel : venez nous rejoindre, prenez votre part, engagez-vous à nos côtés. Notre mission est trop belle, trop nécessaire, pour s’éteindre faute de bras et de cœurs pour la porter.
Je veux enfin vous adresser, à toutes et à tous, mes remerciements les plus profonds : à nos bénévoles, dont le dévouement force l’admiration, à nos salariés, dont l’engagement quotidien fait vivre notre association, à nos donateurs, sans qui rien ne serait possible, et à nos partenaires, qui nous accompagnent fidèlement. Vous êtes la raison pour laquelle, malgré la fatigue et les obstacles, je continue d’avancer.
Le GSCF a vingt-sept ans. Il a traversé bien des épreuves. Avec votre soutien, il en traversera bien d’autres, et continuera, mission après mission, à incarner cette belle idée : celle de pompiers qui, au-delà des frontières, tendent la main à ceux qui souffrent. Depuis vingt-sept ans, nous démontrons qu’une poignée de femmes et d’hommes déterminés peut accomplir de grandes choses. Ensemble, continuons à écrire cette histoire au service de ceux qui, demain, auront besoin de nous.
Merci à vous, du fond du cœur, pour votre confiance renouvelée.
Thierry Velu, Président-fondateur du Groupe de Secours Catastrophe Français (GSCF)
Thierry Velu a fondé le Groupe de Secours Catastrophe Français en 1999. Réélu à la majorité par l’Assemblée Générale du 13 juin 2026, il poursuit son engagement à la tête de l’association, fidèle à la mission qui l’anime depuis plus de vingt-cinq ans : porter secours, au-delà des frontières, aux populations frappées par les catastrophes.






