Le Groupe de Secours Catastrophe Français (GSCF) lance un dernier appel aux collectivités souhaitant accueillir son futur centre national dédié aux catastrophes. Le GSCF est le maître d’ouvrage du projet et assure lui-même l’implantation : la collectivité d’accueil n’a ni à financer, ni à construire, ni à gérer quoi que ce soit. Ce que nous cherchons est différent, et plus simple : un partenaire qui ait l’envie d’être à nos côtés. La décision sera arrêtée au plus tard le 15 septembre 2026, et les candidatures sont reçues jusqu’au 31 août 2026.
L’été 2026 aura marqué durablement plusieurs départements français. En Gironde et dans les Landes, les incendies ont détruit des dizaines de milliers d’hectares et conduit à évacuer plus de 200 000 personnes. Dans les mois qui suivent une sécheresse de cette ampleur, ce sont les inondations et les coulées de boue qui prennent le relais, sur des sols qui ne retiennent plus rien. Nous l’écrivons depuis des années : après le feu vient l’eau.
La question n’est plus de savoir si une catastrophe frappera un territoire français, mais si nous aurons les moyens matériels de répondre immédiatement. C’est précisément l’objectif de ce centre national.
Un projet unique en France
Présenté en avril 2026 sous le nom de Projet national 2027, ce centre réunira pour la première fois en France, sur un même site, quatre fonctions aujourd’hui dispersées :
- la réserve nationale de matériel, mobilisable au profit des collectivités,
- un centre de formation dédié au secours en catastrophe, ouvert aux sapeurs-pompiers étrangers, quatre pays s’étant déjà positionnés,
- le centre administratif de l’association,
- le centre de départ des missions internationales.
Il ne s’agit pas d’un bâtiment. Il s’agit d’un outil : la capacité, pour une organisation civile française, de préparer ses équipes, de stocker ce qu’il faut là où il faut, et de partir vite.
La réserve, le véritable atout du projet
De ces quatre fonctions, la réserve nationale de matériel est celle qui change tout pour les collectivités. C’est elle qui transforme une intention en capacité réelle.
Dès aujourd’hui, près d’un million d’euros de matériel opérationnel est déjà disponible et mobilisable en moins de trois heures. Fin 2027, plus de 3 millions d’euros de matériel d’urgence seront prépositionnés sur un seul site.
Organisée en treize catégories, cette réserve opérationnelle couvre les besoins concrets d’une commune sinistrée : épuisement, déblaiement, éclairage, énergie, protection des personnels. Deux extensions sont en cours de constitution pour la fin 2026, l’une consacrée aux feux de forêt et de végétation, l’autre au nautique pour les inondations et les submersions.
Une précision essentielle. Le GSCF n’a pas vocation à se substituer aux Services départementaux d’incendie et de secours. Son rôle est d’apporter un renfort matériel exceptionnel au profit des collectivités et des Plans Communaux de Sauvegarde lors des catastrophes majeures.
Le GSCF est maître d’ouvrage, la collectivité accueille
Le GSCF conduit le projet de bout en bout : il choisit le site, contracte, aménage le bâtiment et exploite le centre. Il n’est demandé à la collectivité d’accueil ni participation financière, ni garantie d’emprunt, ni mise à disposition gratuite de locaux, ni maîtrise d’œuvre. Le financement, estimé à environ 2 millions d’euros, est porté par le GSCF et par ceux qui le soutiennent.
La réalisation de ce centre est rendue possible par le soutien de nos donateurs, de nos entreprises partenaires et des collectivités engagées à nos côtés. Cette indépendance à l’égard des financements publics est ce qui garantit notre liberté d’action.
Cette précision n’est pas un détail. Elle est sans doute ce qui a manqué de clarté dans nos premiers courriers. Une association qui écrit à une collectivité est presque toujours une association qui vient chercher un financement. Ce n’est pas ce que nous demandons ici.
Ce qu’être partenaire signifie, concrètement
Le partenariat recherché n’engage aucun budget. Il s’agit d’accompagner le développement de l’association sur votre territoire, ce qui peut prendre l’une ou plusieurs des formes suivantes :
- une lettre de soutien au projet, signée de l’exécutif de la collectivité,
- une mise en relation avec le Service départemental d’incendie et de secours,
- l’identification de foncier ou de bâtiments disponibles sur le territoire,
- une mise en relation avec les communes et intercommunalités susceptibles d’accueillir le site,
- un rendez-vous, simplement, pour examiner la faisabilité du projet chez vous.
Ce que le territoire d’accueil y gagne
Accueillir ce centre n’est pas un geste de générosité envers une association. C’est un choix d’intérêt local, et il se mesure.
- Les communes du territoire servies en premier. La réserve nationale de matériel sera physiquement sur place. En cas d’inondation, de tempête ou d’incendie, les communes du département d’accueil disposeront du délai d’acheminement le plus court de France.
- Une implantation permanente et non délocalisable, portée par une association créée en 1999 et présente sur cinq continents.
- Des emplois directs, avec une équipe salariée qui grandira avec le centre, et une activité de maintenance, de logistique et de formation ancrée localement.
- Un flux régulier de stagiaires, français et étrangers. Le centre de formation est déjà attendu par des sapeurs-pompiers de quatre pays. Ce sont des nuitées, de la restauration et des retombées économiques répétées tout au long de l’année.
- Un partenariat opérationnel possible avec le SDIS local : formations partagées, exercices communs, mutualisation de moyens spécialisés.
- Une visibilité nationale et internationale. Chaque mission du GSCF part de ce site et est relayée par la presse. Le territoire d’accueil devient le point de départ français de l’aide aux populations sinistrées.
- Un projet aligné avec les politiques publiques de résilience : appui aux Plans Communaux de Sauvegarde, préparation des élus, culture du risque.
Le besoin immobilier
Un site d’au moins 800 m², évolutif à moyen terme, comprenant des zones de stockage logistique, un hangar ou une zone technique, des bureaux et des espaces de formation.
Deux dates, et pas de report
Le GSCF a déjà volontairement prolongé sa réflexion afin d’étudier l’ensemble des propositions reçues, comme nous l’expliquions dans notre dernier point sur le dossier. Au-delà du 15 septembre 2026, tout nouveau report compromettrait nos investissements, notre calendrier de développement et plusieurs projets majeurs prévus pour 2027. Cette date n’est donc pas un effet d’annonce : c’est la limite au-delà de laquelle le projet lui-même serait fragilisé.
Il reste sept semaines. Tout département, toute intercommunalité et toute commune peut encore se positionner et devenir le partenaire de ce projet. Un simple échange suffit pour en évaluer la faisabilité.
Le GSCF en quelques repères
Organisation non gouvernementale de sapeurs-pompiers, créée en 1999.
Plus de 200 missions internationales, dans plus de 35 pays, sur 5 continents.
Capacité de départ en moins de 3 heures.
471 collectivités réparties sur 90 départements soutiennent son action.
Siège à Villeneuve-d’Ascq, plate-forme logistique à Maresquel-Ecquemicourt (Pas-de-Calais).
Vous êtes élu, directeur général des services ou responsable du développement d’un territoire, et ce projet vous intéresse ?
Écrire à direction@pompiers-gscf.org
Candidatures reçues jusqu’au 31 août 2026. Réponse assurée à tous.
Thierry Velu, président-fondateur du GSCF, sapeur-pompier professionnel






